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[Vol. 6.]
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Avril 1809.

Pertesréciproquesau combatde Tengen.

10S LIVRE XXXIV.

La journée tandait vers sa fin, et au milieu de la confusionde cette rencontre, les Français pas plus que les Autrichiensne voulaient s’engager tout à fait. Le maréchal Davout, à quiil suffisait d’avoir accompli sa mission en gagnant saint et saufles environs d’Abensberg, et qui avait déjà sa droite, forméepar les divisions Gudin et Morand, arrivée au rendez-vous,et sa gauche, formée par Saint-Hilaire et Friant, maîtresse duchamp de bataille de Tengen, se contenta d’y coucher en vain-queur, attendant pour les mouvements ultérieurs les ordresde Napoléon. Partout sa marche s’était opérée avec succès ;carie brave Montbrun, rencontrant le corps de Rosenberg,lui avait résisté vaillamment, et se repliait à la fin du jour surle corps d’armée sans avoir essuyé d’échec.

De son côté l’archiduc Charles, spectateur de ce combat,était resté immobile sur les hauteurs de Grub avec douze ba-taillons de grenadiers, lesquels appartenaient au premier corpsde réserve. Voyant un combat à sa gauche avec Hohenzollern,à sa droite avec Rosenberg, il avait craint d’avoir devant luila principale masse des Français, et voulant rallier toutes sestroupes avant d’engager une bataille générale, il avait laissébattre sans le secourir le corps de Hohenzollern. Son intentionétait de recommencer la lutte le lendemain, après avoir amenéà lui l’archiduc Louis posté devant l’Abens, et fait prendre augénéral Hiller la position que laisserait vacante l’archiduc Louis.

Cette journée avait été fort sanglante, car on s’était battunon - seulement à Dinzling entre Montbrun et Rosenberg, àTengen entre Saint-Hilaire, Friant et Hohenzollern, maisentre les postes intermédiaires laissés par les Autrichienset les Français pour lier les deux extrémités de leurligne. Nous avions perdu 200 hommes à l’avant-garde dugénéral Montbrun, 300 à la division Friant, 1,700 à ladivision Saint-Hilaire, quelques hommes seulement à la divi-sion Morand, une ou deux centaines de cavaliers du côtédes Bavarois, en tout 2,500 hommes. Les Autrichiens en