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[Vol. 6.]
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RATISBONNE.

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On s’établit alors en face des Autrichiens à petite portée Avril 1919.de canon, et on commença à échanger avec eux une effro-yable canonnade. Cette cannonade dura plusieurs heures sansrésultat, car les Autrichiens, n’ayant d’autre mission que cellede couvrir les approches de la plaine de Ratisbonne, n’étaientpas gens à prendre l’offensive; et de son côté le maréchalDavOut, se doutant qu’il avait devant lui des forces considé-rables, probablement l’archiduc lui-même à la tête de saprincipale armée, ne voulait pas engager une bataille décisivesans les ordres de l’Empereur, et sans les moyens suffisants.

Il se contenta donc de régulariser sa position, de la rendresûre pour la nuit, commode pour l’attaque du lendemain, si,comme il en était persuadé, Napoléon ordonnait l’offensiveavec des moyens proportionnés à la difficulté. A la nuit, ilfit cesser un feu inutile, et les Autrichiens se hâtèrent desuivre cet exemple pour prendre un repos dont ils avaientgrand besoin. Le général Friant s’établit en face d’OberLeuchling, la gauche appuyée aux sommets boisés qui nousséparaient de la plaine de Ratisbonne. Le général Saint-Hi-laire , appuyant légèrement à gauche, s’établit devant Unler-Leuchling, séparé des Autrichiens par le petit ravin qui allaitse jeter dans la grosse Laber. Les Bavarois et la cavaleries’étendirent dans la plaine au bord de la rivière. Cette jour-née, mélée de combats d’arrière-garde, d’enlèvements dediverses positions, et d’une longue canonnade, avait encorecoûté, 1,100 hommes à la division Friant, 300 à la divisionSâint-Hilaire, total 1,400, et au moins 3 mille aux Autri-chiens. En y joignant pour la prise de Landshut 300 hommesde notre côté, 7 mille environ du côté des Autrichiens,c’était, dans cette journée du $1 avril, 1,700 pour nous,

10 mille pour les Autrichiens, en morts, blessées ou pri-sonniers. Les hommes que cette suite de revers décourageait,ét portait à se débander, étaient aussi très-nombreux ducôté de l’ennemi.