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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXIV.

Avril 18Ô9.

La nouvelleil« la prise (leKatishnnneachèved'éclairertVapolécnet le décidé àmarchersur Eckmiihlavec toutesses forces.

un coup (le fusil à tirer, et ne pouvant du haut des murs oudes rues barricadées se défendre avec ses baïonnettes, avaitété contraint de se rendre. L’archiduc Charles était doncmaître de Ratisbonne, des deux rives du Danube, et du pointde jonction avec les troupes de Bohême, ce qui le dédomma-geait en partie d’avoir été séparé de l’archiduc Louis et dugénéral Ililler, mais ce qui ne le dédommageait ni des vingt-quatre mille hommes déjà perdus en trois jours, ni de sa ligned’opération enlevée, ni surtout de l’ascendant moral détruiten entier et passé complètement du côté de son adversaire.Dès que Napoléon eut appris la mésaventure du 65 e , il fut à lafois plein du désir de se venger, et convaincu que l’archiducCharles était à sa gauche, entre Landshut et Ratisbonne, puis-que le 65 e avait été pris entre deux armées; que le maréchalDavout avait devant lui à Eckmühl le plus grande partie desforces autrichiennes, et qu’il fallait à l’instant même se rabat-tre à gauche, avec tout ce dont on pourrait disposer, pourappuyer le maréchal Davout et accabler l’archiduc Charles.Napoléon avait expédié dans la nuit, comme on vient de levoir, le général Saint-Sulpice avec quatre régiments de cui-rassiers , le général Vandamme avec les Wurtembergeois. Ilfît partir immédiatement le maréchal Lannes avec les six ré-giments de cuirassiers du général Nansouty, avec les deuxbelles divisions des généraux Morand et Gudin, lui ordonnantde marcher toute la nuit, de manière à être rendu à Eckmühlvers midi, et à pouvoir donner une heure de repos aux trou-pes avant de combattre. Napoléon ne faisant rien à demi,parce qu’il ne saisissait pas la vérité à demi, voulut faire plusencore, il voulut partir lui-même avec le maréchal Masséna,et les trois divisions que commandait ce maréchal. Il y joignitde plus la superbe division des cuirassiers du général Es-pagne. Le maréchal Davout avec les divisions Friant et Saint-Ililaire fort réduites par les combats du 19 et du 21, avec lesBavarois et la division Demont, comptait 32 ou 34 mille