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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXIV.

I,a chausséed’EckmüIiIenlevée,l’armée fran-

Avril i«o9. hussards de Stipsicz sur l’infanterie de Saint-Hilaire. Maiscelle-ci les arrêta en leur présentant ses baïonnettes, les ra-mena sur le bord de la chaussée de Ratisbonne, et la cou-ronna d’un côté, tandis que l’infanterie de Gudin la couron-nait de l’autre. La cavalerie autrichienne, accumulée alorssur la chaussée, fit de nouveaux efforts contre la masse denos cavaliers, chargea, fut chargée à son tour, et finit parcéder le terrain.

A cette heure l’obstacle était forcé, de toutes parts, et lachaussée de Ratisbonne nous appartenait, car à gauche FriantV dlns k piaiTO traversant le bois qui surmontait la chaîne descendait déjàde Ratisbonne. sur j e revers j es hauteurs, et à droite Gudin franchissantaussi cette chaîne, commençait à déboucher dans la plaine deRatisbonne vers Gailsbach. Les troupes de Rosenberg et deHohenzollern débordées de droite et de gauche, vinrent cher-cher un abri derrière la masse des cuirassiers autrichiensqui était rangée en bataille à Egglofsheim. Notre cavalerieles suivit au grand trot, ayant à gauche l’infanterie Friant etFurieux combat Saint-Hilaire, à droite l’infanterie Gudin. Il était sept heures

de cavalerie ' 1

ii’Eo“1ofsheim ^u s °i r ) nu * t ap roc hait, et derrière les cavaliers bavaroiset wurtembergeois nos alliés, débouchaient en masse, faisantretentir la terre sous le pas de leurs chevaux, les dix régi-ments de cuirassiers de Nansouty et de Saint-Sulpice. Unterrible choc était inévitable entre les deux cavaleries, l’unevoulant couvrir la plaine dans laquelle en ce moment se re-pliait l’archiduc Charles, et l’autre voulant conquérir cetteplaine pour y terminer sa victoire sous les murs mêmes deRatisbonne. Pendant que nos cuirassiers s’avancent sur lachaussée flanqués de la cavalerie alliée, contre les cuirassiersautrichiens placés aussi sur la chaussée, et flanqués de leurcavalerie légère, la masse des cavaliers ennemis s’ébranle lapremière à la lueur du crépuscule. Les cuirassiers de Gottes-heim fondent au galop sur les cuirassiers français. Ceux-ci,attendant avec sang-froid leurs adversaires, font une dé-