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LIVRE XXXIV.
Avril 1809 . bataille, si l’archiduc tient devant Ratisbonne, ou à le pour-suivre au delà du Danube, s’il se retire derrière ce fleuve.Il donne donc l’ordre de bivouaquer sur place. C’était agirsagement, car les troupes expiraient de iatigue, celles sur-tout qui venaient de Landshut. Il n’y avait même d’arrivésque les Wurtembergeois, Morand et Gudin. Les trois divi-sions de Masséna se trouvaient encore en arrière.
Résultats Cette journée du 22, dite bataille d’Eckmühl, et méritant
de la bataille
d’Eckmühi. le titre de bataille par le nombre des troupes engagées, parl’importance décisive de l’événement, nous avait coûté en-viron 2,500 hommes hors de combat, la plus grande partieappartenant aux divisions Friant et Saint-Hilaire, lesquellespar leur conduite dans ces quatre jours, obtinrent pour leurchef le titre de prince d’Eckmühl, titre glorieux bien juste-ment acquis. Elle avait coûté aux Autrichiens environ6 mille morts ou blessés, un grand nombre de bouches à feu,et 3 ou 4 mille prisonniers, recueillis à la nuit dans les vil-lages que l’on traversait à mesure que l’armée autrichiennebattait en retraite. Cette bataille avait définitivement séparél’archiduc Charles des corps de Hiller et de l’archiduc Louis,et l’avait rejeté en désordre sur la Bohême, après lui avoirenlevé sa ligne d’opération, la Bavière, et la grande routede Vienne.
Napoléon, pour la première fois depuis quatre jours, putprendre un instant de repos, et le prit bien court, car ilvoulait achever le lendemain la série de ces grandes etbelles opérations. Il se doutait bien du reste qu’il n’auraitpas de bataille à livrer, et que l’archiduc Charles passeraitle Danube en toute hâte, mais il prétendait lui rendre cepassage difficile et même funeste, s’il était possible.
De son côté l’archiduc Charles, qui s’était arrêté dans sonmouvement sur Abach en apprenant le malheur de sa gauche,et qui n’avait rien fait pour le prévenir à temps, l’archiducconsterné, et se reprochant vivement alors de n’avoir pas