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sur les états de l’Église, les uns convertis en départements Avril mde l’Empire, les autres témoins de l’esclavage du pape, en-fin sur le royaume de Naples privé de ses antiques souverains,séparé de la Sicile, et désirant recouvrer sa dynastie et sonterritoire. De nombreuses intelligences avaient été préparéesdans tous ces pays, soit auprès des nobles mécontents du ré-gime d’égalité introduit par les Français, soit auprès des prê-tres regrettant la suprématie de l’Eglise, ou déplorant l’outra-geante oppression du Saint-Père. Cependant, bien que ladomination française fût désagréable aux Italiens à titre dedomination étrangère, bien qu’elle leur coûtât beaucoup desang et d’argent, elle avait pour le plus grand nombre d’entreeux des mérites qu’ils ne méconnaissaient pas, et que lessouffrances de la guerre ne leur avaient pas fait oublier entiè-rement. On ne pouvait donc pas remuer les Italiens aussifacilement que les Tyroliens, mais quant à ceux-ci leur im-patience de voir reparaître le drapeau autrichien était extrême.
Rien ne peut donner une idée de l’attachement qu’ils portaientalors à l’Autriche. Ces simples montagnards, habitués augouvernement tout paternel de la maison de Habsbourg,avaient en 1806 passé avec horreur sous le joug delà Bavière,qui était pour eux un voisin détesté. Celle-ci ne se sentantpas aimée de ses nouveaux sujets, leur avait rendu hainepour haine, et les avait traités avec une dureté qui n’avaitfait qu’exalter leur ressentiment. Aussi n’avaient-ils cesséd’envoyer à Vienne de nombreux émissaires, promettant dese soulever au premier signal, et offrant par leurs relationsavec les Grisons et les Suisses d’opérer un mouvement, quise communiquerait bientôt à la Souabe d’un côté, au Piémontde l’autre. Ils avaient même contribué par leur ardeur àtromper la cour de Vienne, et à lui persuader qu’il n’existaitdans toute l’Europe que des Tyroliens ou des Espagnols im-patients de secouer le joug du nouvel Attila. Un employé fortactif du département des affaires étrangères à Vienne, M. de