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[Vol. 6.]
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W A GRAM.

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Grenier, Barbou, Severoli, Lamarque et Grouchy. Le général Avril 1809 .Seras n’eut qu’à rétrograder sans combattre. Le généralBroussier eut à livrer des combats fort vifs au colonel Wock-mann, qui lui disputa très-habilement les vallées du hautTagliamento; mais il se retira en jonchant de morts le terrainqu’il abandonnait. Heureusement les Autrichiens, quoiqu’ilsvoulussent nous surprendre, ne marchaient pas avec toute lavitesse possible. Ils mirent quatre jours à se rendre de lafrontière au Tagliamento, ce qui nous laissait, pour opérernotre concentration, un temps dont un général expérimentéaurait pu mieux profiter que ne le fit le prince Eugène.

En repassant le Tagliamento pour gagner la Livenza, il s “^4'^ e en t t J ! n "rallia les divisions françaises Grenier et Barbou, ainsi que la i’«rière-ç«dcdivision italienne Severoli, puis il s’arrêta entre Pordenone et le general sahuc.Sacile, n’étant que très-mollement poursuivi par les Autri-chiens. Arrivé là il eut le tort de laisser à Pordenone, trop loinde lui et de tout soutien, une forte arrière-garde, composéede deux bataillons du 35 e , et d’un régiment de cavalerie lé-gère, sous les ordres du général Sahuc. Ce général, qui nemontra pas ici la vigilance qu’il faut à l’avant-garde quandon marche en avant, à l’arrière-garde quand on se retire, cegénéral eut le tort, au lieu de battre la campagne pour éclai-rer l’armée, de ne pas même éclairer sa propre troupe, et des’enfermer avec elle dans Pordenone 1 . Les Autrichiens, aver-tis de la présence d’une arrière-garde française à Pordenone,se portèrent en avant avec un détachement d’infanterie etune troupe considérable de cavalerie, sous la conduite duchef d’état-major Nugent, officier fort intelligent, et membre

1 L'irritation de Napoléon dans cette circonstance fut telle qu’il écrivitplusieurs lettres au prince Eugène, et voulut faire poursuivre le généralSahuc; il le voulut surtout après la bataille de Raab, où ce général ne ra-cheta pas la faute de Pordenone. Le général Sahuc, écrivit-il, est de ceuxqui ont assez de la guerre. Malheureusement le nombre s'en augmentaittous les jours par la faute de Napoléon,