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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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Jes villages de Tamai, de Porcia, de Palse, derrière les obs- Avril i809.taies de terrain qui étaient à notre droite; l’autre formée duneuvième corps et de la cavalerie établie dans la plaine àgauche, à Gordenons. Or, de Cordenons à Pordenone il yavait plus d’une lieue d’un espace mal gardé et mal défendu.

Cette circonstance aperçue, il aurait fallu laisser les divisionsSeras et Severoli, attaquer à notre droite Tamai, Palse, Por-cia, et y attirer les Autrichiens; puis avec les divisions Gre-nier et Barbou, qui étaient au centre sur la grande route,avec la division Broussier, qui était à gauche dans la plaine,former une masse de 24 mille hommes, marcher par la granderoute de Fontana-Fredda sur Pordenone, investir ce dernierbourg, le séparer de Cordenons où était le neuvième corps, etcouper ainsi l’armée autrichienne en deux : une fois cela fait,on aurait eu bon marché du huitième corps engagé avec notredroite, et d’autant mieux qu’il se serait enfoncé plus avantdans les terrains difficiles qui composaient celte partie duchamp de bataille.

Malheureusement le prince Eugène avec son chef d’état- Bataille de

TT- ît . . . Sacile, livrée

major Vignoile, mettant autant airréfiexion a arrêter le plan Je la avril,de la bataille qu’à la résoudre, ordonnèrent tout le contrairede ce que conseillaient le terrain et la position de l’ennemi.

Sans même reconnaître ni l’un ni l’autre, ils décidèrent que Pi»n de cettele lendemain 16 avril, à la pointe du jour, les généraux Seraset Severoli partiraient de Tamai pour se porter sur Palse etPorcia, qu’ils chercheraient à enlever à tout prix; qu’au cen-tre, sur la grande route, la division Grenier s’établirait enavant de Fontana-Fredda, mais sans agir offensivement, jus-qu’au moment où les généraux Seras et Severoli auraient em-porté les nombreux et difficiles obstacles qu’ils avaient àvaincre; qu’à gauche le général Broussier, venant se serrerau général Grenier à travers la plaine de Roveredo, garderaitla même expectative; qu’enfin en arrière le général Barbouappuierait la ligne française : plan vicieux, qui laissait aux