WA G RAM.
159
pace toujours ouvert entre Cordenons et Pordenone, et ne Avril 1809.parut point s’inquiéter de son huitième corps, occupé àse débattre avec les généraux Seras et Severoli, au mi-lieu des terrains accidentés qui étaient entre Tamai, Palse etPoreia.
C’est là en effet qu’eut lieu sous la direction de deux géné- Lutte acimrmfe
1 w dans 1 c 3 villa-
raux en chef peu clairvoyants, et entre des soldats d’une ex- |J s d e Vorc 1 ^
trémc vaillance, une lutte sanglante et acharnée. Le huitième
corps autrichien, beaucoup plus nombreux que les divisions
Seras et Severoli, n’entendait pas leur abandonner le terrain
dont elles avaient conquis une partie. Le général Colloredo
se jeta sur elles avec une division autrichienne, leur enleva
sous un feu meurtrier Poreia et Palse, et rétablit ainsi le
combat. Le général Seras, qui s'était ménagé une réserve,
se mit à sa tête, la porta en avant, et rentra dans les villages
perdus, en y ramenant à la fois les Français et les Italiens.
On s’établit dans ces malheureux villages, théâtre de tant defureurs. Alors les Autrichiens, profitant des moindres obsta-cles, se défendant de maison à maison, de clôture à clôture,opposèrent à nos soldats une résistance dont ils n’avaient pasdonné l’exemple depuis Marengo. Le général Grenier, con-damné à l'inaction sur la grande route de Fontana-Fredda àPordenone, détacha deux bataillons à sa droite, pour aider àla conquête définitive de Poreia. Le général Barbou en envoyadeux de l’arrière-garde sur les mêmes points. Ces renfortscompensaient sans doute l’infériorité de notre droite par rap-port au huitième corps qu’elle avait à combattre; mais sur ceterrain semé d’obstacles qu’il était aussi difficile de perdreque de conquérir, ils ne décidaient rien, notre gauche etnotre centre demeurant immobiles. De part et d’autre on Attaque repous-
, . , fiée du 9 e corps
combattait avec acharnement, lorsque le neuvième corps, en autrichien sur
1 1 7 notre gauche.
s’avançant obliquement de Cordenons sur Fontana-Fredda,joignit la division Broussier, qui formait notre gauche. Lebrave général Broussier avait disposé en échelons les 9 e , 84 e