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LIVRE XXXV.
Avril 1809. voulait porter lui-méme à la maison d’Autriche, avait eu peude temps à consacrer à cette armée. Tout ce qu’on avait puForce <ie l'armée réunir de troupes régulières se bornait à une quinzaine de
polonaise.
mille hommes, et à un petit détachement saxon resté à Var-sovie. Napoléon ne s’était guère inquiété de celte inférioritéde forces en Pologne, comptant tout décider lui-méme àVienne, et, bien qu’il ne se fît pas grande illusion sur leconcours des Russes, croyant toutefois que leur présence surles frontières du grand-duché suffirait pour paralyser le corpsNullité autrichien de l’archiduc Ferdinand. Mais le concours des
du concours . .
des Russes. Russes était encore plus nul quil ne l avait supposé. L em-pereur Alexandre avait eu soin, en observant autant que ladécence l’exigeait le traité d’alliance, d’envoyer ses princi-pales forces en Finlande et en Moldavie, pour finir la con-quête de l’une, et commencer la conquête de l’autre. Iln’avait donc destiné à la guerre d’Autriche qu’une soixantainede mille hommes, qui en ce moment étaient à peine réunis,par diverses raisons, la plupart assez fondées, mais faciles àmal interpréter. D’abord la Russie, comme Napoléon lui-méme, n’avait pas cru à des hostilités aussi prochaines, etelle ne s’était pas assez hâtée dans ses préparatifs. Ensuiteson administration qui avait eu tant de peine à faire arriveren Finlande, et dans un intérêt éminemment russe, des for-ces suffisantes, n’avait pas eu le secret d’être plus activepour un intérêt exclusivement français. La saison, en outre,avait été affreuse, et des pluies diluviennes avaient rendupresque impraticables les vastes espaces qui séparaient leNiemen de la Vistule. Enfin l’Empereur et M. de Romanzof,déjà refroidis à l’égard de l’alliance française, étaient néan-moins les seuls à la vouloir, et ils avaient toutes les volontésà vaincre pour se faire obéir, lorsqu’il s’agissait de prêter se-cours à Napoléon. Il s’était même établi des correspondan-ces entre les officiers russes et autrichiens, pour exprimer àceux-ci toutes sortes de sympathie, et le vœu le plus vif de