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LIVRE XXXV.
atiii ieo9. enfin en restant sur celle route ce qu’un général a de plusprécieux, c'est-à-dire sa ligne de communication, celle où ila ses malades, ses munitions, ses vivres, ses recrues, la pos-sibilité de se retirer en cas de revers, était donc la seule ré-solution sage, la seule digne du génie de Napoléon, celleenfin qu’il adopta sans aucune hésitation.
Précautions de Son parti une fois pris de suivre le Danube et de marcher^marcnant°sii^ n droit sur Vienne, Napoléon employa les moyens les plus con-piusieurâ armées venables pour l’exécution de ses desseins. Le plan des Au-
autrichiennes.
trichiens ne lui était pas connu; tout ce qu’il en savait, cestque la majeure partie d’entre eux, sous la conduite de l’archi-duc Charles, se trouvaient rejetés sur la gauche du Danubepar Ratisbonne (voir la carte n° 14), et que la moindre partie,sous le général Hiller et l’archiduc Louis, étaient par Lands-hut refoulés sur la droite du fleuve au delà de l’Isar. Il enconclut dès lors que tout en marchant en avant, et en pour-suivant l’épée dans les reins la portion qui se relirait parLandshut sur la rive droite du Danube, il fallait prendre degrandes précautions à l’égard de celle qui se relirait sur larive gauche, c’est-à-dire en Bohême, qui était de beaucoupla plus considérable, et qu’on allait avoir toujours sur sonflanc ou sur ses derrières. Il fallait en veillant sur tout cequ’elle pourrait tenter conlre la sûreté de l’armée, porter enavant une masse assez puissante pour accabler le généralHiller et l’archiduc Louis, assez rapide pour les prévenir auxdivers passages du Danube, et empêcher ainsi les deux ar-mées ennemies de se réunir en avant de Vienne pour la cou-vrir. C’est d’après cette double condition que Napoléon cal-cula tous ses mouvements, avec une prévoyance admirable,et un art dont aucun capitaine ni ancien ni moderne n’a ja-mais donné l’exemple.
C’est le 23 au soir qu’on pénétra dans Ratisbonne : c’est dansle cours de cette même journée, et dans la journée du lende-main 24, que Napoléon arrêta toutes ses dispositions. D’abord