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même, car c’est sur lui qu’avait pesé le poids de ces cinq Avril 1809journées. Le reste était exténué. 11 fallait donc avec 50 millehommes environ poursuivre les 80 mille hommes de l’archi-duc Charles, qui quoi qu’on fît aurait deux jours au moinsd’avance, qui trouverait quelques vivres sur les routes déjàépuisées de la Bohême, tandis que les Français n’y trouve-raient plus une miette de pain, qui perdrait sans doute danssa retraite précipitée des traînards et des malades, mais quin’en sauverait pas moins les deux tiers de son monde, et aprèsavoir entraîné Napoléon à sa suite, reviendrait infailliblementpar Liutz sur le Danube, repasserait ce fleuve, rallierait à luiles 40 mille hommes du corps de Hiller et de l’archiduc Louis,les 10 ou 12 mille de Chasteler, les 40 mille de l’archiducJean, et aurait ainsi sur la véritable ligne de communicationles 140 mille hommes les meilleurs de l’armée autrichienne :supposition qui n’a rien de chimérique, puisque plus tard lesarchiducs, quoique séparés par Napoléon resté sur le Danube,ne cessèrent de réver leur réunion, l’un devant venir de laBohême par Lintz, l’autre d’Italie par Inspruck et Salzbourg.
Il est donc évident que si Napoléon avait voulu poursuivrel’archiduc en Bohême il aurait laissé vacante la route du mi-lieu, c’est-à-dire celle du Danube, que dès lors la réunion desarchiducs eût été certaine, et que ces princes en agissant avecun peu de hardiesse auraient pu revenir sur l'Isar, même surle haut Danube, couper la retraite des Français en opposant140 mille hommes réunis, à Napoléon qui n’avait déjà plus cenombre de soldats après les cinq jours de combats qu’il ve-nait de livrer. Longer les bords du Danube, suivre ainsi laligne la plus courte pour aller à Vienne, car les routes de laBohême décrivent par Ratisbonne, Pilsen, Budweis, Lintz,un grand arc dont le Danube est la corde; se tenir sur cetteroute qui était non-seulement la plus courte ; mais la plus cen-trale ; séparer en l’occupant l’archiduc qui était en Bohêmedes archiducs qui étaient en Bavière et en Italie; bien garder
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