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LIVRE XXXV.
Avril 1809.
Retour offensifdu général Hit-ler et de i ar«ebiiluc Louiscontre le maré-chal Bes&ières.
à la guerre sans y être conduit par une conviction bien arrê-tée, et qui voyait à quel point son frère le généralissime étaitdéjà découragé, ne se refusa point à cette démarche pacifique,pas plus qu’il ne s’était refusé à la guerre, mais en deman-dant toutefois qu’on ne montrât pas trop de faiblesse au dé-but même des hostilités. En conséquence, l’archiduc Charlesfît rédiger par son chef d’état-major. Grtlnn, une lettre danslaquelle, félicitant l’empereur Napoléon de son arrivée auquartier général français, ce dont il avait pu s’apercevoir,disait-il avec modestie, à la tournure des événements, il luiproposait un échange de prisonniers, pour adoucir les mauxde la guerre, heureux, ajoutait-il, si dès le commencementdes hostilités on pouvait leur imprimer un caractère moinsviolent et moins acerbe. 11 continua ensuite sa marche à tra-vers la Bohême, après avoir enjoint à son frère Jean de passeren Bavière, et à son frère Louis et à son lieutenant Hiller dedisputer fortement cette contrée aux Français, pour donnerle temps à toutes les forces autrichiennes d’opérer leur jonc-tion derrière la Traun, aux environs de Lintz.
Le maréchal Davout, dès qu’il vit l’archiduc Charles s’en-foncer en Bohême, rebroussa aussitôt chemin, revint surRatisbonne, repassa la Danube, et commença de descendrece fleuve par la rive droite, en se faisant éclairer sur la rivegauche par le général Montbrun. Il s’achemina sur Passau àla suite du maréchal Masséna, qui devait s’acheminer surLintz, et se fit remplacer à Ratisbonne par le général Dupasavec dix mille hommes, moitié Allemands, moitié Français.
Tandis que l’archiduc Charles donnait à sa retraite la di-rection que nous venons d’indiquer, le général Hiller et l’ar-chiduc Louis, même avant d’avoir reçu l’ordre de disputerpas à pas le sol de la Bavière, s’y étaient décidés, et croyantque Napoléon s’attachait à poursuivre l’archiduc Charles, ilsavaient résolu un mouvement offensif contre l’avant-garde dumaréchal Bessières, afin d’attirer l’ennemi à eux et de dé-