WAGRAM.
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gager le généralissime. La résolution était honorable et bienentendue, car ils pouvaient surprendre Bessières avant qu’ilfût joint par le renfort que lui envoyait Napoléon, et dans cetétat de confiance imprudente qu’inspire souvent la victoire.
Les deux généraux autrichiens avaient encore, en compre-nant dans leur effectif les restes de la réserve de Kienmayeret la division Jellachich, environ 50 mille hommes. Le géné-ral Jellachich était vers Munich, avec ordre de se retirer surSalzbourg. Privés de son concours, et rejoints par un régi-ment de Mitrowski et quelques hussards de Stipcitz, ils de-vaient posséder de 38 à 40 mille soldats. Marchant sur lemaréchal Bessières qui en avait à peine 13 ou 14, et quis’avançait avec une extrême témérité, ils pouvaient l’accabler.En effet, le 24 au matin, avant que l’archiduc Charles eût dé-finitivement opéré son mouvement de retraite vers la Bohême,et pendant que le maréchal Bessières pénétrait au delà del’Isar, ayant la cavalerie légère de Marulaz en tête de sa co-lonne, les Bavarois du général de Wrède au centre, l’infan-terie de Molitor à l’arrière-garde, les deux généraux autri-chiens se reportèrent en avant, avec l’intention de rejeterl’avant-garde des Français dans les marécages de la Roth,près de Neumarkt. Us se présentèrent en trois colonnes, etrencontrèrent d’abord la cavalerie de Marulaz, qui les char-gea plusieurs fois avec une rare bravoure, mais qui ne pou-vait obtenir de succès sérieux contre une masse de 30 millehommes marchant résolument. La cavalerie de Marulaz re-foulée, le général de Wrède eut son tour, et dut résister avecsix ou sept mille hommes d’infanterie à plus de trente mille.Les Bavarois n’étaient pas indignes de se mesurer avec lesAutrichiens, quoiqu’ils leur fussent inférieurs, et ils se mon-traient assez animés dans cette guerre. Mais il leur était im-possible de tenir contre la masse qui allait les presser entète et sur les flancs. Ils n’avaient pour unique retraite, àtravers le pays humide et boisé qui borde la petite rivière de
Avril 1803.
Combat de Fïeu-markt et fermetédu général Moli-tor dans cetteoccasion.