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voyance de Napoléon, qui avait ménagé au maréchal Bessières Avri| [ 809-l’appui du général Molitor. Toutefois bien qu’arrêtés sur lesbords de la Roth, le général Hiller et l’archiduc Louis n'au-raient pas renoncé h leur mouvement offensif, s’ils n’avaientappris dans la nuit toute l’étendue des désastres du généra-lissime, ainsi que sa retraite en Bohême, et s’ils n’avaient re-connu la nécessité de se retirer de leur côté, car Napoléonne pouvait manquer de fondre bientôt sur eux avec des mas-ses écrasantes. Ils résolurent donc de se replier sur l’Inn, etde l’Inn sur la Traun, qu’ils avaient l’espérance de défendremieux que l’Inn, parce qu’ils devaient avoir plus de tempspour s’y asseoir, et que d’ailleurs ils avaient quelque chanced’y trouver l’un des archiducs, ou Charles ou Jean.
Napoléon arriva sur ces entrefaites, suivi de la garde et Marche généraledes cuirassiers, précédé par Lannes avec les troupes des gé- l ’ in,, •néraux Saint-Hilaire, Demont, Oudinot. Il reporta en avantle maréchal Bessières, et imprima à la poursuite la vigueurd’un torrent quia rompu ses digues. Tout le monde de la droiteà la gauche marcha sur l’Inn (voir la carte n° 14), les Bavarois sedirigeant par Munich et Wasserbourg sur Salzbourg, le maré-chal Lannes par Mühldorf sur Burghausen, le maréchal Bes-sières , par Neumarkt sur Braunau. Appuyant ce mouvementle long du Danube, le maréchal Masséna pénétrait dans Passau,qu’il enlevait brusquement aux Autrichiens, lesquels n’avaientpas eu plus que les Bavarois la prévoyance de s’y établir so-lidement.
Le 28 et le 29 avril, dix jours après les premières hostili-tés, on était parvenu sur tous les points à la ligne de l’Inn, eton était occupé sur chaque route à rétablir les ponts, que lesAutrichiens avaient détruits ou brûlés jusqu’au niveau deseaux, quand ils en avaient eu le temps. Napoléon entré le 28à Burghausen fut obligé d’y attendre pendant deux jours lerétablissement du pont qui était d’une grande importance, etqui avait été complètement incendié. Ayant reçu la lettre