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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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autant qu’il en était connu. Napoléon voulait indiquer par làque son intention n’était pas de recourir à la rigueur, car onn’aurait pas choisi pour ce rôle un homme qui avait vécuplusieurs années au milieu de la population viennoise. Napo-léon ajouta à cette nomination une proclamation rassurante,pour rappeler l’excellente conduite de l’armée française en1805, et promettre d’aussi bons traitements si on se condui-sait envers les Français de manière à les mériter.

Sur-le-champ le général Andréossy se transporta dans lesfaubourgs, organisa dans chacun d’eux des municipalités com -posées des principaux habitants, forma une garde bourgeoisechargée de maintenir l’ordre, et chercha à établir des com-munications avec la vieille ville, dans l’intention de mettre unterme à une défense qui ne pouvait être désastreuse que pourles Viennois eux-mêmes. Le feu ayant continué et causé quel-ques dommages, une députation des faubourgs proposa de serendre auprès de l’archiduc Maximilien, pour réclamer la ces-sation d’une résistance imprudente. Avant de tenter unepareille démarche, cette députation alla voir Napoléon, et re-cueillir de sa bouche les paroles rassurantes qu’il importaitde faire parvenir aux habitants de la ville fortifiée. Elle pé-nétra ensuite dans l’intérieur de Vienne le -11 mai au matin.La réponse à cette démarche conciliante fut une nouvelle ca-nonade. Napoléon ne se contenant plus, résolut d’employerle fer et le feu, de façon toutefois à épargner autant que pos-sible aux malheureux faubourgs les suites d’un combat quiallait se passer entre l’ancienne et la nouvelle ville.

Nos troupes étaient arrivées par Sieghardskirchen etSchoen-brun devant le faubourg de Maria-Hilf. (Voir Jes cartes n 0848 et 49.) Napoléon chercha un autre point d’attaque. Il fità cheval avec Masséna le tour de la place, par le midi, et seporta du côté de l’est à l’endroit où elle se joint au Danube.Là un bras secondaire, détaché du grand bras du fleuve, lalonge en fournissant de l’eau à ses fossés, et la sépare de la

Mai 1809.

I.e

gouvernementdeVienne confiéau généralAndufossv.

Nécessitéd'enlever Vienne. de vive force,choix dupoint d’attaque.