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LIVRE XXXV.
Mai 1809. ment sur Vienne pour renforcer Napoléon, l’archiduc Jean etGiulay réunis accablassent le général Marmont, et que si, aucontraire, on faisait un détour vers Laybach appuyer le gé-néral Marmont, l’archiduc Jeau libre de courir sur Presbourg,vînt jeter dans la balance le poids décisif de l’armée autri-chienne d’Italie. Dans ce doute, le prince Eugène prit unparti moyen qui convenait assez aux circonstances. Il donnaau général Macdonald 15 ou 16 mille hommes de troupesexcellentes, qui devaient suivre la route de Laybach, déblo-quer Palma-Nova, occuper Trieste, rallier le général Marmont,former avec celui-ci 26 à 27 mille hommes, et avec celteforce très-respectable rejoindre par Gratz l’armée d’Italie surla route de Vienne. Quant à lui, il s’en réserva 30 à 32 mille,et prit la route qui devait le conduire le plus directementvers Napoléon. Ce plan offrait néanmoins des inconvénients,car l’archiduc Jean, s’il eût été un vrai général, aurait pu, enmanœuvrant entre ces divers corps, les battre les uns aprèsles autres. Mais ce prince spirituel concevait à la guerre unefoule d’idées, et n’en suivait aucune résolument. De plus, ilavait des troupes démoralisées, et peu capables de ces mou-vements rapides, qui supposent de la part des soldats autantde confiance dans le général, que de dévouement à ses des-seins. Le plan du prince Eugène ne présentait donc pas lesinconvénients qu’il aurait pu avoir en face d’un autre adver-saire. Ces deux portions de l’armée d’Italie se séparèrent le 14mai, pour ne plus se revoir que dans les plaines de Wagram.
Dans ce moment, le général Marmont, avec 10 ou 11 mille*n*ai ie Marmont hommes de vieilles troupes, envoyées en Illyrie après Auster-r»raée ej âî n taUe. htz, traversait les pays montueux de la Croatie, pour serendre par la Carniole dans la Styrie, et rejoindre la grandearmée d’Allemagne. 11 conduisait entre ses colonnes un con-voi de vivres porté sur des chevaux du pays, qui devaient secharger de ses malades et de ses blessés, quand ils se se-raient déchargés des grains consommés par l’armée. Après