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[Vol. 6.]
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dans cette contrée avec environ 48 mille hommes, en sortait Mai ist».avec 30 mille tout au plus. La confiance qu’il avait éprouvéeen débutant l’avait abandonné, pour passer tout entière aucœur de son jeune adversaire.

Le prince autrichien, rejeté au delà des Alpes, fit une nou- Distribution que

' l'archiduc Jean

velle répartition de ses forces. Il détacha de Villach surLav- de ses forcesbach^par la route transversale qui va de la Carinthie à la ritalie .Garniole, le ban de Croatie, Ignace Giulay, avec quelquesbataillons de ligne, dix-huit escadrons, plusieurs batteries,en lui donnant mission de lever l’insurrection croate, d’ap-puyer ensuite le général Stoïchevich, qui était opposé au généralMarmont, et de couvrir ainsi Laybach contre les armées fran-çaises d’Italie et de Dalmatie. Ce détachement fait, l’archiducJean ne conservait qu’environ 20 mille hommes. Sa résolu-tion était ou de se porter par Villach sur Lilienfeld et Saint-Polten, afin de coopérer à la jonction tant projetée des archi-ducs, ou, s’il n’en était plus temps, de rallier à lui les géné-raux Chasteler et Jellachich par Léoben, de se diriger aveceux de Léoben sur Grâlz, pour se réunir en Hongrie à lagrande armée autrichienne, et concourir à la défense de lamonarchie, suivant des vues qu’il devait concerter avec legénéralissime. Mais il était vivement poursuivi par le princeEugène victorieux, et il allait rencontrer le réseau de cava-lerie tendu par Napoléon de Bruck à Presbourg.

La marche de l’archiduc Jean commandait en quelque sorte Le princecelle du prince Eugène. Celui-ci était obligé de veiller à la l’archiduc Jean,

se divise en deux

fois sur les mouvements de l’archiduc Jean et sur ceux du ban masses, lune

marchant par

de Croatie, que le premier se joignît le plus tard possible et p^ h Ki'''>enf«rth e

avec le moins de forces à l’archiduc, Charles, pour que le se-

second n’empêchât pas la jonction du général Marmont avec

l’armée française d’Italie. Il était difficile de pourvoir aux

diverses exigences de cette situation, si on continuait de

marcher en une seule masse, car, quelque vite et bien qu’on

manœuvrât, il se pouvait que, si l’on se dirigeait immédiate-