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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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Pologne. Le prince Joseph Poniatowski venait de tenir dans Mai 1809 -ces contrées une conduite aussi habile qu’heureuse. Ayant Événementslivré avec Varsovie la rive gauche de la Vistule aux Autri- en 1>ol ° sne 'chiens, il s’était promis de leur faire expier cet avantage dèsqu’ils voudraient passer sur la rive droite, dont il s’était révservé la possession. Quelques corps autrichiens ayant eneffet voulu franchir la Vistule-, il les avait surpris et détruits.

Puis, tandis que l’archiduc Ferdinand, pressé de recueillirdes triomphes faciles, continuait à descendre la gauche de laVistule, de Varsovie à .Thorn, et sommait inutilement cettedernière place, le prince Poniatowski remontait la droite dufleuve, se portait sur Cracovie pour conquérir cette vieillemétropole de la nationalité polonaise, et venait lever en Ga-licie l’étendard de l’insurrection. Là aussi les cœurs battaientsecrètement pour l’indépendance de la Pologne, et une viveémotion avait éclaté à l’aspect du héros polonais. Si les Russes,plus zélés ou plus expéditifs, avaient secondé le brave Ponia-towski, en traversant Vistule à Sandomir ou à Cracovie, ils auraient coupé la retraite à l’archiduc Ferdinand, et celui-ci n’eûtjamais repassé la frontière, qu’il avait si témérairement franchie.

Tels étaient en Italie, en Autriche, en Pologne, les événe- . Satisfaitments jusqu’au 15 ou 18 mai. L’occupation de Vienne, à la uon eS songe P àsuite des foudroyantes opérations de Ratisbonne, avait rendu £“*”<>«* termi-à la fortune de Napoléon tout son ascendant. L’Allemagne, ” line bataille

. , décisive.

quoique en secret frémissante, se contenait mieux qu au dé-but de la guerre : le major Schill, obligé d’abandonner le hautElbe ét de se réfugier vers le littoral de la Raltique, trouvaitpartout des cœurs amis, mais nulle part des bras prêts à leseconder ; la Prusse, intimidée par les nouvelles du Danube,d’abord niées, puis admises, faisait courir après le majorSchill, et adressait au cabinet français des protestations d’a-mitié et de dévouement. Napoléon ayant bien assuré sonétablissement û Vienne, habilement jalonné sa route parla présence des Allemands des petits princes à Ratisbonne,

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