Band 
[Vol. 6.]
Seite
232
JPEG-Download
 

232

LIVRE XXXV.

Mai 1809.

Construction dugland pont surle bras principaldu Danube.

Etablissement*du second pontsur le petit brasdu Danube.

forment la presque totalité du,fleuve. Il fallut s’y prendre àprendre à plusieurs fois pour amarrer les bateaux'que le cou-rant entraînait sans cesse. Malheureusement ce courant de-venait à chaque instant plus rapide, par suite d’unecrue dontles progrès étaient menaçants. Enfin à force de plonger,à défaut d’ancres, d’énormes poids dans le fleuve, on finitpar fixer les bateaux, et on put établir avec dès madriers letablier du pont. Toute la journée du 19 et la motié de celledu 20 furent employées à terminer ce vaste ouvrage. Gecifait, le passage dans l’ile de Lobau était assuré, à moins d’ac-cidents extraordinaires. Ou se hâta de jeter un pont de che-valets sur le petit canal de douze ou quinze toises qui tra-verse par le milieu la grande île de Lobau, et qui, bien qu’ilfût habituellement à sec, se remplissait déjà sous l’influencede la crue des eaux. La division Boudet, l’une des quatre deMasséna, passa sur-le-champ , et alla rejoindre celle de Moli-tor. Puis vinrent la division de cavalerie légère de Lasalle,et plusieurs trains d’artillerie. C’était assez pour balayer l’ilede Lobau, ce que le général Molitor . exécuta promptement.Il ramassa quelques prisonniers. On traversa l’ile danstoute sa largeur, et on arriva au dernier bras, qui avait60 toises, à peu près comme la Seine sous Paris en tempsordinaire. Ce n’était plus dès lors qu’une opération praticable,même en face de l’ennemi, si toutefois il ne se jetait pas enmasse sur les troupes qui l’exécuteraient. Mais évidemmentl’archiduc Charles n’était pas encore prévenu, et jusqu’ici onn’avait affaire qu’à une avant-garde. Le général Molitor avaittrouvé un'point des des plus favorables au passage, et lesignala à l’Empereur, qui en approuva complètement le choix :c’était un rentrant que formait vers nous le bras à traverser(voir la carte n° 49), de manière qu’en plaçant de l’artillerie àdroite et à gauche, on pouvait couvrir de tant de mitraillele terrain sur lequel on devait descendre , que l’ennemi seraitdans l’impossibilité d’y rester. C’est ce qui fut fait sur-le-