division de chasseurs laissé en observation sur la frontière de m»î i*».Hongrie, fut ramenée de Presbourg et d’OEdenbourg surVienne. Dans le nombre des régiments rappelés se trouvaientles quatorze régiments de cuirassiers. Le maréchal Davout,qui devait d’abord venir avec son corps tout entier sur Vienne,reçut ordre d’y conduire deux divisions seulement, celles deFriant et Gudin, et de répartir la division Morand entreMOlk, Mautern et Saint-Polten, pour s’opposer aux tentativesdu corps de Kollovrath que l’archiduc Charles avait placé àLintz. Avec les corps de Lannes et de Masséna, avec la garde,la réserve de cavalerie, et les deux tiers du corps du maré-chal Davout, Napoléon pouvait mettre environ 80 mille hom-mes en ligne contre les Autrichiens, et c’était assez, car l’ar-chiduc Charles était hors d’état d’en réunir plus de 90 mille.
Le matériel de passage et les troupes destinées à com- Commencementbattre furent amenés du 18 ou 19 mai vers la petite ville 18 mai au matin.d’Ébersdorf Le corps de Masséna avait été acheminé le pre-mier sur ce point, et notamment la meilleure de ses divisions,celle de Molitor. Dès le 18 l’opération commença sous lesyeux de Napoléon, qui avait quitté Schœnbrunn pour établirson quartier général à Ebersdorf. La division Molitor futplacée dans des barques, et transportée successivement àtravers les deux grands bras du Danube dans l’île de Lobau.
(Voir la carte n° 49.) Quelques avant-postes autrichiens enoccupaient la partie qui fait face à Ébersdorf. Le généralMolitor les refoula, et ne dépassa point le milieu de l’ile, afinde ne pas donner à l’ennemi l’idée d’une entreprise sérieuse.
Il se contenta de disposer ses troupes derrière un petit canal,large à peine de douze à quinze toises, facile à passer à gué,et qui ne coule à travers l’ile de Lobau que dans le cas detrès-hautes eaux. Pendant qu’il opérait ainsi, le général d’ar-tillerie Pernetti travaillait à l’établissement du grand pont.
On y employa près de soixante-dix bateaux de fort échantil-lon, pour franchir les deux grands bras, qui, sur ce point,