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LIVRE XXXV.
Mai ta». Par cette journée de printemps, chaude et pure, mais ti-rant sur sa fin, on ne pouvait apercevoir dans l’obscuritéPassage de notre qu’une forte avant-garde de cavalerie. Cette avant-garde fitdansraprès-midi mine de se jeter sur le général Lasalle, qui se retira, repassa
du 20 mai. _ ...
l’espèce de fossé que nous venons de décrire, et évita ainsiun engagement inutile. Quelques centaines de nos voltigeursembusqués dans le pli du terrain reçurent la cavalerie autri-chienne par un feu à bout portant, couvrirent le sol de sesblessés, et l’obligèrent à se retirer. Ainsi commença le 20 maiau soir la sanglante bataille d’EsslinglQuelques) crain- L e Danube était franchi, et si les Autrichiens dont on avait
tes pour la su- '
reté du passage. YU j es avant-gardes se présentaient le lendemain, on avait,à moins de mécomptes imprévus, la certitude de déboucheret de se déployer, avant qu’ils pussent faire effort pour cul-buter l’armé française dans le fleuve. Un accident toutefois n’é-tait pas impossible. En effet, dans cette après-midi du 20,pendant qu’on passait le petit bras devant l’ennemi, le grandpont établi sur les deux bras principaux venait d’être rompupar l’enlèvement de quelques bateaux qui, attachés non à desancres, mais à de grands poids, avaient cédé à la violencedu courant. Une crue subite de trois pieds, provenant de lafonte précoce des neiges dans les Alpes, avait produit cet ac-cident, et pouvait le produire encore. La cavalerie légère dugénéral Marulaz s’était vue coupée en deux par la rupture dupont. Une portion était parvenue jusque dans file de Lobau,tandis que l’autre était restée à Ébersdorf. Heureusementles généraux Bertrand et Pernetti s’étant mis à l’ouvrage avecune extrême activité, le grand pont fut rétabli dans la nuit.
incertitudes de Sans être bien résolu à livrer bataille, avec des moyens
Napoléon pro-
duites par rdtat d e passage aussi incertains que ceux dont il disposait, Napo-
peu rassurant r o ± 4 1
du grand pont. ]£ on cependant ne voulait pas abandonner le résultat de l’opé-ration commencée, et il était décidé à garder cette impor-tante communieation, sauf à la perfectionner plus tard, à larendre plus sûre et moins intermittente. On avait dans le