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pern, d’Essling, et d’Enzersdorf, était faible dans le milieu, et Mai 18IW -pouvait être brisé par une charge de nos cuirassiers. L’arméeautrichienne, coupée alors en deux, aurait vu tourner contreelle la chance d'abord si menaçante pour nous. Napoléon s’enaperçut au premier coup d’œil, et résolut d’en profiter dèsque ses principales forces auraient franchi le Danube. Pourle moment, il ne songea qu’à bien garder son débouché, en dé-fendant vigoureusement Aspern à sa gauche, Essling à sadroite, et en protégeant l’espace entre deux, au moyen de sacavalerie.
A peine Napoléon avait-il autorisé le général Molitor à ré- img to c!? m œei?’<ieoccuper Aspern, le général Boudet à conserver Essling, que le 21 Ses tr °‘ sla lutte s’engagea vers trois heures de l’après-midi avec une '* 1 apres ,r " li ,extrême violence. L’avant-garde de Miller, sous les ordres dugénéral Nordmann, avait marché sur Aspern, et, profilant dumouvement de retraite de la division Molitor, y avait pénétré.
Ce qui était plus grave, elle avait pénétré aussi dans uneprairie boisée, à gauche d’Aspern, laquelle s’étendait de cevillage au Danube, et, entourée d’un petit bras du fleuve,
ils sont évidemment inexacts. Quatre-vingt-dix mille hommes me semblentl’assertion la plus vraisemblable. La vérité absolue en ce genre est impos-sible à obtenir, comme je l'ai dit bien des fois. Il faut exiger de l’historienqu’il s’en approche le plus possible, et ne pas lui demander ce que ne sa-vaient pas même les chefs des armées combattantes. Mais deux ou troismille hommes importent peu, et ne changent pas le caractère de l’événement.Aucun gouvernement, même le mieux servi, celui qui a la meilleure comp-tabilité, ne sait, quand il paye cent mille hommes, qui sont vraiment dansle rang, combien il y en a qui servent utilement le jour d’une bataille, car ily a les détachés, les malades de la route, les malades de la veille, ceux dumatin, ceux du soir. L'histoire ne peut donc prétendre en savoir plus que lesgouvernements eux-mêmes, qui payent les armées. L’important est de con-server le caractère de ces grands événements, et c'est h quoi on arrive ens'efforçant de se tenir, pour les nombres, les distances, les durées, les cir-constances de détail, le plus près possible de la vérité. J’ai la conscience den’avoir rien négligé à cet égard, et je crois avoir réuni plus de documents,plus travaillé sur ces documents, qu’on ne l’avait fait avant moi. Je ne suisjamais en repos, je l’affirme, quand il reste quelque part un document que jen’ai pas possédé, et je ne me tiens pour satisfait que lorsque j’ai pu le consulter.tom. X. \ A