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LIVRE XXXV.
Mai 18*9. Après la garde on fit repasser la division Demont, ensuitela cavalerie légère, qu’il importait d’envoyer en reconnaissanceailtour de Presbourg, puis la grosse cavalerie, et enfin le corps. de Lannes tout entier, qui depuis la blessure mortelle de ce
dernier avait été mis sous les ordres du général Oudinot, et' ne pouvait pas être en meilleures mains. Ces passages de
troupes achevés, et ils le furent dans la journée du 27 mai,on n’avait plus rien à redouter, car le maréchal Davout avaitau moins 60 mille hommes à sa disposition, et aucune ten-tative de l’archiduc Charles sur la rive droite ne présentaitdès lors de chance de succès. Napoléon dirigea Lasalle etMarulaz sur Haimbourg, pour surveiller et contenir, avecneuf régiments de cavalerie légère, ce qui pourrait venir dePresbourg, que ce fût l’armée de l’archiduc Charles, ou sim-plement l’insurrection de Hongrie, qui commençait à se réu-nir. (Voir la carte n° 32.) Il dirigea Montbrun sur QEden-bourg, de l’autre côté du lac de Neusiedel, pour observer lesroutes de la Hongrie et de l’Italie, par où pouvait se montrerl’archiduc Jean, en retraite devant le prince Eugène. Le gé-néral Lauriston n’avait pas cessé de se tenir à Bruck avec lesBadois et la cavalerie du général Bruyère, pour tendre lamain au prince Eugène engagé dans les routes de la Styrie.pistiibution de Napoléon placâ, comme il avait déjà fait, la grosse cavalerievienne. en arr jère afin de soutenir la cavalerie légère. Enfin le maré-chal Davout, avec les deux divisions Friant et Gudin, avec ladivision Demont, avec tout le corps d’Oudiuot et la garde,c’est-à-dire avec 50 ou 60 mille hommes, était a Ébersdorf,prêt à se jeter sur l’archiduc Charles, de quelque côté qu’ilse montrât.
Napoléon résolut d’amener encore quelques forces surVienne. Pensant que les Bavarois suffiraient à défendre leurpays , non-seulement du côté des montagnes du Tyrol, maisvers le Danube, il ordonna au maréchal Lefebvre d’envoyerune division bavaroise à Lintz. pour y remplacer la division