Band 
[Vol. 6.]
Seite
281
JPEG-Download
 

WA GRAM.

281

Dupas et les Saxons qui, sous les ordres du maréchal Berna- Moi ia».dotte, gardaient ce point. Le général Vandamme dut resteravec les Wurteinbei’geois à Krems, tandis que le maréchalBernadotte, avec ses 18 mille hommes, eut (jrdre de s’avancersur Vienne, pour y augmenter l’accumulation des forces. Lecorps de Masséna, dont nous n’avons pas parlé dans cetteénumération, fut laissé tout entier dans l’île de Lobau, afin degarder cette lie, qui, malgré l’usage qu’on venait d’en faire,était encore le lieu le plus propre au passage du Danube. Na-poléon, dans la profondeur de sa pensée, avait déjà cherchéet trouvé le moyen de s’en servir d’une manière si nouvelle,que l’ennemi, bien qu’averti par une tentative antérieure, yfût sûrement trompé. Il avait calculé que soit pour réunir etemployer le matériel nécessaire, soit pour laisser venir la sai-son des basses eaux, il lui faudrait tout un mois, et qu’il neserait prêt à porter le coup qui devait terminer la guerre,que vers la fin de juin, ou le commencement de juillet.

C’était aussi le temps qu’il lui fallait pour recevoir ses ren-forts, organiser plus complètement sa ligne d’opération, etamener sous Vienne l’armée du prince Eugène. Il se mit doncà préparer l’accomplissement de ces divers desseins, avec unimperturbable sang-froid, une incroyable activité, et une atti-tude aussi fière qu’il aurait pu l’avoir le lendemain d’unegrande victoire.

D’abord il s’occupa de préparer partout des matières.

Vienne était remplie de bois : il en ordonna la recherche, le

choix, le transport soiis Ébersdorf. Les ouvriers de Vienne rrdparatifs d’un

«« passage ultérieur,

manquaient d’ouvrage : il résolut de les employer, en les et , mesures pour

1 ° r j j reparer lespertes

payant avec le papier-monnaie autrichien, dont regorgeaient de la ™ d8 -les caisses publiques qu’on avait saisies. Il attira dans l’île deLobau des .constructeurs, et en fit même venir de France, quidurent être transportés en poste. Il commanda des bateauxde toute forme, de toute dimension, d’après un plan que nousferons connaître, quand le moment en sera venu. Enfin, sans