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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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Napoléon prescrivit la formation de deux dépôts, un en Ba- Mai iso9.vière, pour acheter des chevaux allemands de grosse et moy-enne cavalerie; un en Hongrie, pour se procurer des chevauxde cavalerie légère. Il s’occupaenfin, avec un soin tout par-ticulier, d’augmenter son artillerie. Celle de l’ennemi luiavait tant fait de mal à Essling, que pour renforcer la sienneil eut recours à un essai que l’expérience ne justifia pas, c’é-tait de donner aux régiments d’infanterie des canons servispar les régiments eux-mêmes, au moyen de fantassins ex-ceptionnellement dressés à ce service. La difficulté de tirerdes canonniers des dépôts, en nombre suffisant, en tempsutile, l’avait décidé à cet essai, que son tact supérieur l’auraitconduit à repousser dans toute autre circonstance, car il étaitfacile de prévoir qu’en fait d’armes spéciales, rien ne pouvaitremplacer chez les hommes une éducation prolongée, et sur-tout que l’infanterie ne saurait jamais soigner le matérielcomme un corps exclusivement destiné à ce service était ca-pable de le faire. Napoléon résolut de donner deux centsbouches à feu à l’infanterie, sur le pied de quatre par régi-ment, en consacrant à cet usage les pièces de calibre infé-rieur , celles de 3 et de 4, par exemple. Il voulut, en outre,porter de soixante pièces de canon à quatre-vingt-quatre, laréserve d’artillerie de la garde, en tirant d’Italie et de Stras-bourg les compagnies d’artilleurs dont il aurait besoin. Ilcomptait se procurer ainsi sept cents pièces de canon, massede feux accablante, qui supposait environ quatre pièces parmille hommes, et dépassait toutes les proportions admisesjusqu’à ce jour. Ces divers appels devaient amener de Franceet d’Italie environ quarante mille hommes, sous un mois oudeux. C’était un renfort qui compensait et au delà toutes lespertes de la campagne, dont on pouvait se passer à larigueur pour livrer une bataille décisive, car on recevaiten ce moment le recrutement demandé après Ratis-bonne, mais qui dans tous les cas mettrait Napoléon en