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LIVRE XXXV.

Mai 1809. Le général Macdonald ayant accepté cette offre, avait fait ainsien passant quatre à cinq mille prisonniers, occupé les beauxouvrages de Laybach, et regagné la route de Gratz, où il es-pérait retrouver le gros de l’armée d’Italie. Il y était arrivéle 30 mai, ayant heureusement traversé une vaste étenduede pays, et menant devant lui sept à huit mille prisonniers

Heureuse arrivée recueillis à Prévald, à Laybach, et sur la route. Il s’arrêta à

du général Mac-

^douaid à Gràtz, Gr&tz, pour y attendre les ordres du vice-roi, et il envoya

et sa réunion ' 1 J *

*irhice Eugène 11 des patrouilles sur les routes de la Garniole, pour avoir desnouvelles du général Marmont, qui du reste, ayant dix millesoldats avec lui et des meilleurs, n’avait rien à craindre destroupes du ban Giulay, et des rassemblements d’insurgésépars sur son chemin.

Napoléon avait, danà cette jonction, qui lui procurait, àlui, environ 45 à 50 mille hommes de renfort, et tout au plus15 à 18 mille à l’ennemi, un sûr moyen de se venger desjournées d’Essling. Voulant dédommager son fils adoptif dutort qu’avait pu lui faire la journée de Sacile, prenant plaisirà le récompenser de ses succès pendant sa marche de Véroneà Léoben, attachant surtout une grande importance à publierles précieux avantages qui devaient résulter de la réunion detoutes les armées françaises, il rédigea un ordre du jour bril-lant, où il paya à l’armée d’Italie un juste tribut d’éloges, etexposa ses hauts faits avec une certaine exagération qui n’é-tait pas, d’ailleurs, fort éloignée de la vérité, car, depuis Vé-rone, le prince Eugène et le général Macdonald n’avaient pasenlevé en morts, blessés ou prisonniers, moins de 20 millehommes à l’ennemi *, contre 4 à 5 mille hommes, fatigués oublessés, qu’ils avaient laissés en route,t oref effective En suppossant que le prince Eugène pût fournir en pré-

1 II faut bien qu’il en soit ainsi pour expliquer et justifier l’assertion «lesnarrateurs autrichiens, qui ne donnent pas plus de 42 mille hommes à l’ar-chiduc Jean arrivé à Grâtz, tandis qu’il en avait certainement quarante et quel-ques raille sous Vérone. Avec le détachement du ban Giulay il ne lui en restait