W A G R A M.
291
sents sous les armes 30 mille hommes, le général Macdonald Mai isro.
15 mille, c’était, sans compter le général Marmont, qu’on q™ procurait à
. i_ • î • ♦ tt Napoléon la
pouvait au besoin laisser en Slvrie ou en Hongrie, une force jonction avec
l’année Italie.
de 45 mille hommes, et de 40 mille au moins, ajoutée à l’ar-mée française, sous Vienne. En les joignant aux 100 milleque devait procurer la réunion du maréchal Davout, du ma-réchal Masséna, du général Oudinot, de la réserve de cava-lerie, de la garde impériale, et des Saxons, Napoléon allaitavoir sous la main, même avant l’arrivée de ses renforts, lamasse énorme de 140 mille hommes, bien suffisante pourlivrer une bataille décisive au delà du Danube. L’archiducCharles n’était pas en mesure d’en réunir autant, ni d’uneaussi bonne qualité, eût-il l’art qu’il ne fallait guère présumerde lui, de concentrer ses forces le jour de la bataille, commeil était certain que Napoléon saurait le faire, quand le momentserait venu. Napoléon avait donc le moyen de finir la guerre,dès que ses immenses préparatifs pour passer le Danube seraientachevés. Cependant résolu cette fois à jouer à coup sûr, il ne vou-lait livrer cette action dernière et décisive, que lorsque d’unepart le Danube serait vaincu par des travaux d’une soliditéinfaillible, et lorsque de l’autre le prince Eugène, les générauxMacdonald et Marmont, seraient prêts à concourir directementou indirectement aux opérations devant Vienne.
C’est vers cette fin que furent dirigées toutes les instruc- instructions au
1 ° prince Eugène
tions au prince Eugène, qu’il conduisit dès qu’il l’eut à saportée, comme un fils, comme un élève, dont il était aussijaloux de faire briller les talents, qu’impatient de s’assurerla coopération dans les grands événements qui se préparaient.
Vous avez maintenant, lui écrivit-il dans une suite de lettres
tions ultérieuresdont ilest chargé.
paB plus de 20 a 24 mille en tout. Il n’y a donc pas exagération dans l’éva-luation de ses pertes, que nous donnons ici, après avoir beaucoup atténuéles rapports du prince Eugène et du général Macdonald, rapports qui sontpleins au reste d’une remarquable modestie, et forment un singulier con-traste avec les récits fastueux des généraux autrichiens.
19 *