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[Vol. 6.]
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quelle marche suivrait l’archiduc Jean, et une fois bien éclairé Juin iso9.de manoeuvrer toujours de manière à placer ce prince entrele maréchal Davout qui était vers Presbourg et l’armée d’I-talie , pour empêcher qu’il ne se jetât sur Macdonald ou surMarmont; de tenir ses forces réunies afin d’avoir 30 millehommes sous la main, et 36 mille avec Lauriston, lorsqu’ilrencontrerait encore une fois l’archiduc Jean, de presser laprise de la citadelle de Grâtz, la réunion de Macdonald et deMarmont; de veiller soigneusement sur ses derrières, afin deprendre Chasteler comme on avait pris Jellachich à la sortiedu Tyrol; de diriger sur Vienne, ou de renvoyer sur Osopo,tout ce qui était malade ou blessé, et incapable de rentrerdans les rangs ; de former de vastes amas de vivres, d’expé-dier à mi-chemin de Vienne les caissons de l’armée d’Italie quiétaient vides, pour que le parc général les remplit de muni-tions; enfin d’être toujours prêt, soit à livrer une nouvelle ba-taille à l’archiduc Jean, soit à concourir avec les générauxMacdonald et Marmont à la grande et dernière bataille, quiallait se livrer sur les bords du Danube, contre toutes lesforces de la monarchie autrichienne. Napoléon prescrivait deplus au prince Eugène de ménager les Hongrois s’ils se mon-traient pacifiques et bienveillants envers les Français, sinonde leur faire subir les conséquences ordinaires de la guerre,c’est-à-dire de vivre à leurs dépens, mais en les traitant danstous les cas avec plus de ménagements que les Autrichiens.

Les Hongrois, en effet, méritaient cette différence de traite- Conduite pies-

crite par Napo-

ment, car ils ne manifestaient pas à l’égard des Français la *«>n à regard

' 1 * (les Hongrois,

même animosité que les autres sujets de la maison d’Autriche.

Quoiqu’ils eussent plus d’une fois fait preuve de dévouementenvers cette maison, ils étaient cependant contraires à l’exer-cice direct de son autorité, et ils voyaient dans Napoléon lereprésentant de la Révolution française, révolution qui avaitéveillé chez eux beaucoup de sympathie. Il y avait dans toutle pays on ne sait quel bruit répandu, que Napoléon songeait