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[Vol. 6.]
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SVÀGRAM. âii

bourg, rassemblement qui se composait des dragons proVi- -*otn ieo9.soires, du 6S e de ligne, des régiments de conscrits de lagarde, enfin des nombreuses troupes de passage. Il prescrivitau général Beaumont de s’établir, avec quelques-unes dé cestroupes, à Kemptén, à Lindau, le long du lac de Constance,afin de refouler tout ce qui voudrait débouchér des mon-tagnes.

Le général Bourcier commandait à Passau le dépôt généralde la cavalerie. Il avait là tous les hommes à pied, les déta-chements de recrues, les ateliers de sellerie, un marché ouvertpour les achats de chevaux, et il remettait en état dé servitles hommes démontés, fatigués ou malades. Napoléon luiordonna de se détourner un moment de ce dépôt, d’y laisserun remplaçant capable de le suppléer, puis de prendre aveclui deux régiments de dragons formant 2 mille chevaux -, lérégiment à cheval de Berg, plus 2 à 3 mille Bavarois tirésdes places du Palatinat, et de s’avancer sur Bayreuth. De soncôté, le général Rivaud, établi à Wurzbourg à la tête de deuxdemi-brigades provisoires, devait se diriger de Wurzbourgsur Bayreuth, s’y réunir au général Bourcier, et marcheravec lui contre le petit corps qui venait de sortir de la Bo-hême. Cette courte expédition terminée, le général BoUrcieravait ordre de retourner à Passau pour y reprendre le com-mandement de son dépôt de cavalerie. Le général Rivaud de-vait se joindre à quatre demi-brigades rassemblées à Hanausous le maréchal Kellermann, et se porter vers la Saxe contreles Autrichiens entrés à Dresde. Napoléon écrivit à Paris, soitau ministre de la guerre Clarke, soit au ministre de lâ policéFouché j pour leur reprocher sévèrement les craintes qu’ilsavaient trop facilement conçues à l’occasion des ôvéhementsde Dresde et de Bayreuth. Les ministres restés à Paris avaientété fort émus en effet des cris dé détresse pdüssés par le roiJérôme, et ils étaient allés jusqu’à droite que la Prüsse Sèpréparait à déclarer la guerre. — Si quelques courses insigni-