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LIVRE XXXV.
Juin n09. fiantes vous alarment à ce point, leur écrivit Napoléon, queferiez-vous donc si des événements graves survenaient, deces événements de guerre qui peuvent cependant arriver sansqu’on succombe? Je suis bien peu satisfait, ajoutait-il - , devoir les hommes attachés à mon service montrer si peu decaractère, et donner eux-mémes le signal des plus ridiculesterreurs. Il ne peut y avoir d’événements sérieux que sur lethéâtre où j’opère, et là je suis présent pour tout dominer. —Les alarmes que l’on concevait si facilement à Paris étaientpour la politique de Napoléon une critique involontaire dontil s’irritait, et qu’il ne pardonnait pas même à ses serviteursles plus dévoués. Du reste, il avait raison de dire que toutétait de peu d’importance ailleurs que sur le théâtre où ilopérait, que victorieux sur ce théâtre il le serait partout.Aussi ne négligeait-il rien pour l’être prochainement et com-plètement.
soins de jsapo- Une fois le prince Eugène vainqueur à Raab, l’archiduc
i ex "i a* c ou centra- Jean et l’archiduc Palatin rejetés au delà du Danube, et la
tion de son
armée, et em- jonction des armées d’Italie et de Dahnatie assurée, Napoléon
pécher celle de r ,
autrichienne n ’ a vait plus à s’occuper que d’un seul objet, avant de livrersa dernière bataille, c’était d’empêcher que les deux archi-ducs repassant le Danube à Presbourg ou à Komorn, ne sui-vissent les armées françaises d’Italie et de Dalmatie, quandcelles-ci viendraient combattre sous les murs de Vienne. (Voirla carte n° 32.) Il fallait pour cela interdire aux Autrichiensl’usage du pont de Presbourg, et de plus occuper la ligne dela Raab, destinée à nous couvrir du côté de la Hongrie, demanière qu’elle pût arrêter les Autrichiens pendant tfois ouquatre jours, temps fort suffisant pour exécuter le mouve-ment des armées d’Italie et de Dalmatie sur Vienne. Les Autri-chiens avaient un pont à Presbourg, et une tête de pont auvillage d’Engerau. Ils avaient en outre conservé la place deRaab, après la victoire remportée sur la rivière de ce nompar le prince Eugène,