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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXV.

juin i809i. culier (le Lintz, depuis que l’archiduc Charles, voulant de soncôté concentrer ses troupes, avait amené le comte Kollovrathdevant Vienne, en ne laissant que 6 à 7 mille hommes dissé-minés sur le Danube entre Passau, Lintz, Krems, Tulln etKlosterneubourg. Se doutant de cette circonstance d’aprèsplusieurs reconnaissances exécutées au delà du Danube parle général Vandamme, Napoléon ordonna au maréchal Lefeb-vre de tenir prête à marcher l'excellente division de Wrèdeavec vingt-quatre bouches à feu. Les divisions du généralDeroy et du prince royal, les Wurtembergeois suffisaient avectout ce qui était en route, avec ce qui restait à Augsbourg, àPassau, à Ratisbonne, pour maintenir pendant quelques joursla sécurité sur nos derrières. À Ratisbonne se trouvait la di-*vision Rouyer, composée des contingents des petits princesallemands. Il n’y avait évidemment rien à craindre de cecôté, si la dernière bataille était gagnée. Si contre toutevraisemblance elle était perdue, les précautions étaient assezbien prises à Sainl-Polten, à Molk, à Amstetten, à Lintz, àPassau, pour que nos blessés, nos malades ne fussent pas com-promis, pour que l’armée en se retirant trouvât partoutdes vi-vres, des munitions, et des points d’appui parfaitement solides.

Napoléon avait ainsi consacré le mois de juin à préparer laconcentration de ses troupes sur Vienne. Il l’avait employéaussi, comme nous l’avons dit, à préparer le passage du Da-nube, et à le rendre tellement sûr cette fois, que l’accidentarrivé à ses ponts pendant les journées d’Essling ne pôt pasi ne a 'd- 1!i Lobau se reproduire. C’est le moment de faire connaître par quelsp0 pLsagë r du le travaux gigantesques il avait aplani, presque annulé la diffi-Danube. cu j t g ^e f ranc hir un vaste cours d’eau, en présence de l’en-- nemi, avec des masses d’hommes que jamais jusqu’alorsaucun capitaine, ancien ni moderne, n’avait eu à mouvoir.On a déjà vu par quelles raisons décisives il était obligé depasser le Danube devant l’archiduc Charles, pour aller luilivrer bataille au delà de ce grand fleuve. Rester en effet