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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXV.

.Juin ift». Le pont de bateaux sur le bras principal, servant à com-. . . muniquer avec l’ile de Lobau, avait été rétabirquelques jours

vastes ponts en après la bataille d’Essling, comme on l’a vu ci-dessus, et avait^'ntrmhe* rt “ fourni le moyen de reporter l’armée sur la rive droite, sauf lecorps de Masséna, laissé dans l’ile pour nous en assurer lapossession. De nouveaux bateaux ramassés sur les bords dufleuve parles marins de la garde, fixés avec de meilleuresamarres, avaient consolidé ce pont de manière à inspirerconfiance. 11 avait pourtant été coupé encore deux outrois fois, par suite des crues du mois de juin, et ce n’é-tait pas avec des communications incertaines, quoique beau-coup mieux établies, que Napoléon voulait s’engager au delàdu Danube. Il résolut donc de lier l’ile de Lobau au continentde la rive droite, de telle façon qu’elle ne fit qu’un avec cetterive qui devait être notre point de départ. Pour cela il y avaitun seul moyen, c’était de jeter un pont sur pilotis. Napoléons’y décida, quelque laborieuse que fût cette opération surun fleuve comme le Danube au-dessous de Vienne. Césaravait exécuté une semblable entreprise dix-huit cents ans au-paravant sur le Rhin. Elle était plus difficile aujourd’hui àusage habile- cause des moyens de destruction dont l’ennemi disposait.Brandi* 1 quantité C’est l’arme du génie qui fut chargée de cet ouvrage, tandis

de bofs existant . . . ,

à vienne. que l’artillerie eut la construction de tous les ponts de bateaux.

Il y avait à Vienne .des approvisionnements considérables debois, descendus des cimes des Alpes par les affluents du Da-nube, Tous les soldats du génie, tous les charpentiers oisifsqui avaient besoin de gagner leur vie, tous les chevaux del’artillerie devenus disponibles par l’interruption des combats,furent occupés soit à préparer ces bois, soit à les transporter.Amenés de Vienne par un petit bras qui communique avec legrand, descendus ensuite jusqu’à Ébersdorf (voir la carte n°48), ils y étaient arrêtés pour être employés à l’œuvre im-mense qu’on avait entreprise. De nombreuses sonnettes exis-tant à Vienne, où l’on exécute beaucoup de travaux en ri-