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ques postes de Nordmann, franchit un petit bras, celui de Juillet 1809.Steigbieghl, sur des chevalets, et porta sa gauche à la Mai-son-Blanche, sa droite au petit hameau de Mublleiten. Dansces divers engagements il prit trois pièces de canon et quel-ques centaines d’hommes. Un peu à sa droite se trouvait lechâteau fortifié de Sachsengang, dans lequel s’était jeté unbataillon autrichien. Il le fit cerner, et cribler d’obus. Pen-dant ce temps Masséna avait défilé avec toute son infante-rie; mais n’ayant pas encore ses canons, il s’était rapprochéde la rive du fleuve, afin d’étre couvert par l’artillerie des re-doutes. Sous cette artillerie à grande portée la plaine étantdevenue inhabitable, les troupes de Nordmann se retirèrentpeu à peu. Le corps du maréchal Davout traversa ensuitesur le pont qui avait servi aux troupes de Masséna. Une hor-rible canonnade continua d’accabler Enzersdorf, dont les mai-sons s’écroulaient au milieu des flammes.
Quand le jour vint éclairer les bords du fleuve, vers quatre L <* passagepres-heures du matin, un spectacle des plus imposants se présenta P ointe du j°. ur du ,aux yeux surpris des deux armées. L’orage était dissipé. Le tr Âu b tucWens. essoleil se levant radieux faisait reluire des milliers de baïon-nettes et de casques. A droite le général Oudinot s’élevaitdans la plaine, tandis que son arrière-garde foudroyait lechâteau de Sachsengang. (Voir les cartes n os 48 et 49.) Agauche Masséna s’appuyait à la ville d’Enzersdorf, qui brûlaitencore sans pouvoir rendre les feux dont elle était criblée, carson artillerie avait été éteinte en quelques instants. Entreces deux corps, celui de Davout, passé tout entier, remplis-sait l’intervalle. Une partie de l’artillerie et de la cavalerieavait défilé sur le pont de pontons; le reste se pressait sur lepont de radeaux. La garde impériale suivait, pour passer à sontour. Soixante-dix mille hommes étaient déjà en bataille surla rive ennemie, capables à eux seuls de tenir tête aux forcesde l’archiduc Charles. Bernadotte, avec les Saxons, s’apprê-tait à défiler après la garde impériale. Les armées d’Italie et de