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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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ployant dans la plaine. Quelques ouvrages de campagne d’un ta»,très-faible relief couvraient les portes de cette petite ville, àmoitié réduite en cendres. Un bataillon autrichien la défen-dait, mais il avait presque épuisé ses munitions, et il allaitêtre remplacé par un autre, lorsque Masséna ordonna l’atta-que. Ses deux aides de camp, Sainte-Croix et Pclet, assail-lirent l’une des portes d’Enzersdorf avec le 46 e , tandis queLasalle, enveloppant la ville avec sa cavalerie légère, em-pêcha qu’on ne lui portât secours. L’infanterie enleva à labaïonnette les ouvrages élevés aux portes, entra dans lesrues en flammes, et prit du bataillon ennemi tout ce qui nefut pas tué. Les hommes qui essayèrent de sortir furent sa-brés par la cavalerie du général Lasalle.

De son côté, le général Oudinot, après avoir canonné lechâteau de Sachsengang, le fit sommer. Le commandant dece château se voyant comme noyé au milieu de cent cinquantemille hommes, se rendit sans résistance. Dès lors, l’arméen’avait plus rien sur ses ailes qui dût l’inquiéter ou la gêner.

Elle pouvait se déployer dans la plaine, vis-à-vis de l’archi-duc Charles, et lui offrir la bataille au pied des hauteurs de i-’archiiiuc char-

7 1 les replie ses

Wagram. Ce prince voyait en ce moment toutes ses prévi- MÎpt’de" 1 ’sions cruellement trompées. Croyant que les Français pas- batiUlle 'seraient comme la première fois à la gauche de Plie, il n’avaitplacé à la droite que Nordmann, sans l’appui d’aucunouvrage, et avait rangé le corps de Klenau tout entier der-rière les retranchements d’Essling et Aspern, devant lesquelsnous ne devions pas déboucher. Après une telle méprise ilne restait à ses avant-gardes d’autre ressource que celle dese retirer, car si elles s’obstinaient Klenau allait être pris àrevers dans les redoutes d’Essling et d’Aspern. Au surplusl’archiduc généralissime, ne jugeant pas encore la situationaussi grave qu’elle l’était véritablement, crut que le passagen’était effectué qu’en partie, que l’armée française emploie-rait au moins vingt-quatre heures pour franchir le fleuve et