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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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nœuvrière autant qu’autrefois. Du reste, c’était là un échec Juillet îeœ.de peu de conséquence entre le merveilleux passage qui ve-nait de s’accomplir, et l’éclatante victoire qu’on était fondé àespérer pour le lendemain.

Napoléon prescrivit à tous ses corps de bivouaquer dans Nuit du 5 au 6les positions prises à la fin de la journée, son centre étanttoujours d’une grande force, et capable de porter secours àcelle de ses ailes qui en aurait besoin. 11 n’y avait aucun boisdans la plaine, et on ne pouvait faire de feu, ce qui était unepénible privation, car, quoiqu’on fût en juillet, la nuit étaitfroide. Chacun coucha dans son manteau. Les soldats senourrirent de biscuit et d’eau-de-vie. Napoléon n’eut que lefeu de quelques bottes de paille pour se chauffer à son bi-vouac. Il employa plusieurs heures à conférer avec ses ma-réchaux pour leur faire bien connaître ses intention. Il lesrenvoya avant le jour, excepté Davout, qu’il garda jusqu’àl’aurore. C’était la troisième nuit qu’il passait debout ou à cheval.

Pendant ce temps l’archiduc Charles avait enfin arrêté desérieuses dispositions de bataille, car il fallait dès le lende- Pl d a e n rarchtwc emain culbuter l’armée française dans le Danube, ou rendre <:l |“ l r l l (i ‘' p s „ 1 1 j" n ur fl lcson épée au vainqueur de Marengo et d’Austerlitz. Le géné-ralissime autrichien avait toujours eu la pensée, inspirée parl’étude très-ancienne de ce champ de bataille, d’opposer aumouvement offensif des Français sa gauche campée sur leshauteurs de Neusiedel à Wagram , puis, tandis que lesFrançais seraient occupés devant cette espèce de camp re-tranché , de prendre à son tour l’offensive contre euxavec sa droite ployée en avant, de se jeter ainsi dans leurflanc, de les séparer du Danube, et une fois qu’il les auraitréduits à la défensive, de faire descendre des hauteurs deWagram sa gauche elle-même, afin de les pousser dans lefleuve avec toutes ses forces réunies. Il espérait en outre quependant que sa gauche défendrait les bords du Russbach,que sa droite attaquerait les Français en flanc, l’archiduc

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