LIVRE XXXV.
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Juillet 1809*
Retraite dumaréchal Berna-dotte en arrièred'Aderklaa.
Brillante attaquede la divisionCarra Saint-Cyrsur Aderklaa, sui-vie bientôt d’unmouvement rétrograde.
à sa droite Bellegarde, obéissant aux instructions de l’archi-duc Charles, descendre des hauteurs de Wagrarn surAderklaa avec la partie la plus considérable de son corps :il voyait à sa gauche la réserve des cuirassiers et des grena-diers s’avancer sur Silssenbrunn. Il résolut donc de se repliersur un petit plateau situé en arrière d’Aderklaa, pour se rap-procher de l’armée d’Italie d’un côté, et du corps de Massénade l’autre. II n’avait pas plutôt achevé ce mouvement, queles avant-gardes de Bellegarde s’étaient jetées sur lui, et qu’uncombat acharné s’était engagé avec les Saxons, incapables detenir long-temps contre une telle attaque. Il avait donc étéramené fort en arrière.
Au même instant les quatre faible divisions de Masséna,présentant tout au plus dix-huit mille hommes contre lessoixante mille de Klenau, de Kollovrath et de Lichtenstein,avaient été obligées de rétrograder pour prendre sur notregauche une position moins étendue. Masséna, meurtri encorede la chute de cheval qu’il avait faite quelques jours aupara-vant, assistait à la bataille, comme il l’avait promis à Napo-léon, et, tout enveloppe de compresses, commandait dansune calèche ouverte.
Masséna jugeant que si on n’opposait pas une résistanceénergique sur le point que Bernadotte venait d’abandonner,on serait bientôt refoulé, et que non-seulement la gauche se-rait compromise, mais même le centre, se hâta de diriger ladivision Carra Saint-Cyr sur Aderklaa. Cette division, com-posée de deux braves régiments, y entra tête baissée. Malgrél’obstacle des murs de jardin et des maisons, le 24 e léger etle 4 e de ligne, conduits avec une rare vigueur, enlevèrent levillage. Au lieu de s’y arrêter, et de s’y établir solidement,ces deux régiments, n’écoutant que leur ardeur, débouchèrentau delà, et vinrent se placer à découvert, dans la poisitionoù Bernadotte avec raison n’avait pas voulu rester, recevantpar leur droite et de front le feu de Bellegarde, à gauche le