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feu de la réserve de grenadiers. Après une héroïque obsti- Juillet ih»-nation, ils furent contraints de céder au nombre, et de se re-plier sur Aderklaa, privés de leurs deux colonels. Alors legénéral Molitor vint se serrer au général Carra Saint-Cyr,pour le soutenir; mais Legrand et Boudet restés seuls devantKlenau et Kollovrath, formant tout au plus 10 mille hommescontre 45 mille, furent contraints de se retirer sur la gauche,et d’abandonner une grande étendue de terrain.
Tel était à neuf heures du matin l’état de choses qu’on vintannoncer à Napoléon. Rassuré sur sa droite, où il laissait lemaréchal Davout bien instruit de ce qu’il avait à faire, il partitau galop, suivi de son état-major, pour aller à une distancede près de deux lieues, réparer l’accident dont les consé-quences pouvaient compromettre son centre. Il trouva Ber-nadotte fort agité, le rassura, et courut ensuite à la calèchede Masséna, autour de laquelle pleuvaient les boulets. Dansce moment les grenadiers d’Aspre, exités par la présence del’archiduc Charles qui s’était mis à leur tête, traversaientAderklaa après l’avoir enlevé à la division Carra Saint-Cyr,et s’avançaient victorieux. Le général Molitor se déployantdevant eux pour arrêter la trouée, avait été obligé de se for-mer un flanc avec sa droite repliée, pour n’étre pas débordé.
Napoléon peu troublé par ce spectacle, et comptant sur les Dispositions
f 1 a a ; i. concertées par
vastes ressources dont il disposait, s’entretint quelques instants
avec Masséna, et arrêta avec lui son plan de conduite. Déjà J™e"pmfv<' r au
on pouvait juger d’après la direction des feux que Boudet était ce g*üche. a
ramené fort en arrière, et que l’archiduc touchait par sa droite
au Danube. Des officiers même venaient dire que Boudet
était réfoulé jusque dans Aspern, après avoir perdu toute son
artillerie. On aurait pu avec des troupes aussi fermes que
celles d’Austerlitz, qui surtout n’auraient pas eu le souvenir
trop présent encore de la journée d’Essling, se laisser déborder
par sa gauche, pourvu qu’on tînt bon au centre, et qu’on prit
à droite une offensive victorieuse. Le maréchal Davout devant