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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXV.

juillet ieo9. bientôt enlever le plateau de Wagram, Aderklaa ne pouvantmanquer d’être reconquis, nous aurions eu tout avantage àtrouver la droite des Autrichiens entre nous et le Danube.Mous l’aurions prise tout entière, et la maison d’Autriche au-rait peut-être succomblé dans cette journée. Napoléon en eutla pensée, qu’il fit connaître quelques jours après 1 . Maisavec des troupes jeunes, préoccupées du souvenir d’Essling,c’était courir un gros risque. La seule nouvelle que l’ennemiétait aux ponts pouvait les troubler profondément. Il repoussadonc une combinaison qui eût été féconde, mais que les cir-constances rendaient périlleuse, et ne songea qu’à arrêter sur-le-champ le progrès des Autrichiens vers le centre et vers lagauche, par une prompte disposition des troupes qu’il avaiten réserve.

Xapoiëon C’est ici qu’il recueillit le prix de sa profonde prévoyance.

amène au centre . .... .

rartiiierie de la 11 avait pour principe que c était en concentrant sur un meme

garde, le corps

« M* c <ionaui e t point l’action de certaines armes spéciales, qu’on parvenait àcavalerie. produire de grands effets, et c’est pour ce motif qu’il avaitvoulu procurer à la garde une immense réserve d’artillerie, et* conserver sous la main une réserve de quatorze régiments

de cuirassiers. Il ordonna donc qu’on fit avancer au galoptoute l’artillerie de la garde, en y ajoutant celle dont on pour-rait disposer dans les corps. Précisément le général de Wrèdearrivait sur le terrain avec vingt-cinq pièces d’une excellenteartillerie, et demandait l’honneur de concourir à ce mouve-ment décisif. Napoléon y consentit, et voulut qu’on amenât

1 Quelque temps après, Napoléon allant visiter les troupes qui cam-paient aux environs de Brünn, et les faisant manœuvrer sur le champ de ba-taille d’Austerlitz, parlait de la qualité des troupes en général, des arméesqu’il avait commandées, des batailles qu’il avait livrées, et revenant à ladernière, celle de Wagram, qu’il comparait h celle d’Austerlitz, il dit qu’ilavait bien songé à employer la manœuvre dont il est question ici, et qu’ill’aurait fait s’il avait eu les troupes du camp de Boulogne; mais qu'avec destroupes dont une partie était fort jeune et fort impressionnable, il n’avaitpas osé risquer une combinaison féconde, qui aurait exigé chez ses soldatsun sang-froid fort rare, celui de se laisser tourner sans être ébranlés.