WAGRAM.
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soldats, pour pouvoir repartir le soir même, ou le lendemainmatin, sans s’inquiéter de ce qu’il laissait derrière lui. Il yavait en effet des régiments dans lesquels une foule de sol-dats étaient, ou livrés à la maraude, ou occupés à transpor-ter des blessés. Tel régiment de 2,500 hommes, avait 500hommes hors de combat, 1,000 détachés, et se trouvait ainsiréduit à mille présents sous les armes. La chaleur était ex-cessive, les vins abondaient dans les villages, le soldat jouis-sait de la victoire avec un certain désordre, et il fallait l’im-mense ascendant de Napoléon pour maintenir la soumission,la présence au drapeau, l’attachement au devoir. Déjà toutétait devenu plus difficile à cette époque, et Napoléon le sa-vait sans le dire.
Le lendemain, 7 juillet, il se rendit de sa personne à la rési-dence de Wolkersdorf, de laquelle l’empereur François avaitassisté à la bataille de Wagram, et il y établit son quartiergénéral. Il accorda cette journée à chaque corps pour porterles blessés aux ambulances de l’ile de Lobau, rallier les sol-dats détachés ou égarés, refaire les vivres, remplacer lesmunitions, se mettre, enfin, en mesure d’exécuter une marchelongue et rapide. En attendant, il achemina les corps demeu-rés inacts sur la route où il était vraisemblable qu’on trouve-rait l’ennemi. La route de la Moravie était celle où il parais-sait raisonnable de le chercher, car la Moravie étant placéeentre la Bohême et la Hongrie permettant de rester en com-munication avec l’une et avec l’autre de ces grandes provin-ces grandes provinces, d’en tirer les ressources qu’elles pou-vaient contenir, d’adopter l’une ou l’autre pour une résistanceprolongée, semblait devoir s’offrir au généralissime vaincucomme le lieu de retraite le mieux choisi. Napoléon dirigead’abord la cavalerie du général Montbrun sur la route de Ni-kolsbourg (voir la carte n° 32), et la fit suivre dès le 7 ausoir par le beau corps de Marmont, qui, n’ayant pas com-battu dans la journée du 6, était en état de marcher immé-
Juillet 1809.
Translation duquartier généralà Wolkersdorf.
Napoléon dirigela poursuite surdeux routes, cel-les de Moravieet de Bohème.