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LIVRE XXXV.
juillet 1809 . Animent prolongée améliorer les conditions de la paix, étaitla seule espérance qu’on pût conserver encore.
Napoléon appréciait ainsi le résultat de la bataille de Wa-gram, et tout en regardant la fin des hostilités comme pro-chaine , il voulait que cette fin fût telle que la paix dépenditabsolument de lui. Si au lieu d’envoyer en Espagne, pour ypérir inutilement contre des obstacles naturels, la vieille ar-mée de Boulogne, il l’eût gardée entre le Rhin et le Danubepour en accabler l’Autriche, il aurait pu effacer cette puis-sance de la carte de l’Europe, pendant la durée de son règne,bien entendu. Mais obligé de lutter avec des forces réuniesà la hâte contre les immenses armements de l’Autriche, ilavait fait miracle de la soumettre en trois mois, et, s’il par-venait à lui imposer la paix, et à la punir de cette quatrièmeguerre par de nouveaux sacrifices de territoire, de populationet d’argent, c’était assez pour sa gloire personnelle et pour lemaintien de sa grandeur. Aussi avait-il déjà renoncé à l’idéede détrôner la maison de Habsbourg, idée qu’il avait conçuedans le premier mouvement de sa colère, et après les prodi-gieux triomphes de Ratisbonne. Punir cette maison en l’abais-sant encore, et faire tomber du même coup les résistancesqui avaient menacé d’éclater en Europe, était désormais leprix unique, mais assez éclatant, de cette dernière campagne,laquelle ne devait pas paraître moins extraordinaire que tou-tes les autres, surtout en comparant les moyens aux résultatsobtenus.
Napoléon ne songea donc à poursuivre les Autrichiens quepour les amener à se soumettre définitivement. Mais il ne luiétait plus possible d’agir comme il le faisait autrefois, c’est-à-dire, après avoir combattu une journée entière, de se re-mettre à marcher immédiatement, de manière à tirer toutesles conséquences de la victoire. Son armée était trop nom-breuse, il avait trop de points à surveiller, il avait trop decadres nouveaux, et dans les cadres vieux trop de jeunes