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[Vol. 6.]
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380 LIVRE XXXV.

Juillet 1809. de tirer de la victoire de Wagram l’une de ses conséquencesles plus essentielles, celle qui devait lui procurer immédiate-contribution de ment des ressources financières, et il frappa sur les provin-

200 millionsfrap- 7 11 1

toc'he s après u ia ces monarc hi e qu’il occupait, une contribution de guerrebataiIl gram. >Va " de deux cents millions, laquelle étant une fois décrétée nepourrait plus être mise en question dans une négociation ul-térieure de paix, si, comme il le croyait, une négociation dece genre venait bientôt à s’ouvrir. Il employa ainsi à Wol-kersdorf les journées du 7, du 8, et une partie de celle du 9,attendant le résultat des reconnaissances envoyées dans tou-tes les directions.

Retraite de iar L’archiduc Charles avait, on ne sait pourquoi, adopté laen Bohême. Bohême pour lieu de retraite. Soit que, par la direction qu’a-vait prise la bataille de Wagram, il craignît de ne pouvoirgagner à temps la route de Moravie, soit qu’il voulût conser-ver l’importante province de Bohême à la monarchie, et de-meurer en rapport avec le centre de l’Allemagne, qu’on avaittoujours la prétention d’insurger, il s’était retiré sur la routede Znaïm, qui mène à Prague par Iglau. (Voir les cartes n os28 et 32.) C’était de sa part une étrange résolution, car, saufla satisfaction de se séparer de son frère l’archiduc Jean, enlui laissant le soin de soulever la Hongrie, tandis qu’il iraitlui-même mettre en valeur toutes les ressources de la Bohême,on ne voit pas trop quels avantages il espérait en recueillir.En se portant en Bohême, il s’enfermait dans une sorte dechamp clos, que son adversaire pourrait traverser tout entieren quelques marches et sans s’éloigner beaucoup du Danube,ce qui faisait tout dépendre d’une prochaine et dernière ren-contre, dont l’issue n’était pas douteuse. Au contraire, ens’enfonçant en Hongrie, il aurait rallié tout ce qui restait deforces à la maison d’Autriche, attiré son adversaire dans lesprofondeurs de la monarchie, où l’armée autrichienne devaittoujours aller en augmentant et l’armée française en dimi-nuant, où il aurait retrouvé peut-être l’occasion d’une nou-