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[Vol. 6.]
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velle bataille moins malheureuse que celle de Wagram, et Juillet îew.créé enfin à Napoléon la seule difficulté avec laquelle on pûtle battre, la seule avec laquelle on l’ait battu depuis, celledes distances. L’inconvénient de perdre les ressources de labohème n’était pas bien considérable, car d’une part cetteprovince n’avait presque plus rien à fournir, et de l'autreNapoléon n’avait pas des forces à consacrer à son occupation.

On ne peut donc s’expliquer un tel choix que par ce troublede la défaite, qui presque toujours amène les résolutions lesplus fâcheuses, et fait souvent qu’un malheur entraîne bientôtde plus grands et de plus irréparables.

Au surplus, quoi qu’on puisse penser de ses motifs, l’archi- 11 fôVces^âutrî- esduc Charles avait pris la route de Prague par Znaïm. Sur ^i*éur"retr»fte? scette route, qu’il avait gagnée par Korneubourg et Stockerau,il marcha avec les corps de Bellegarde, de Kollovrath et deKlenau, avec la réserve de grenadiers et celle de cavalerie,le tout ne formant pas plus de 60 mille hommes. Le corps duprince de Reuss, qui avait perdu la journée du 6 à observerle débouché de Vienne, n’ayant pas souffert dans la bataille,était chargé de l’arrière-garde. Sur la route de Moravie, parWilfersdorf et Nikolsbourg, l’archiduc Charles laissa se reti-rer les corps de Rosenberg et de Hohenzollern, pour flanquerl’armée principale, ce qui permet de supposer qu’il y eut encette circonstance quelque chose de pis qu’une mauvaise ré-solution, c’est-à-dire absence même de résolution, et quechaque corps prit le chemin sur lequel le jeta la bataillequ’on venait de perdre. La gauche, en effet, composée deHohenzollern et de Rosenberg, avait été poussée sur la routede Moravie; le centre et la droite, composés de Bellegarde,des réserves d’infanterie et de cavalerie, de Kollovrath, deReuss et de Klenau (3 e , S e et 6 e corps), avaient été pousséssur celle de Bohème. C’est ainsi que souvent il n’y a pas eu demotifs, là même où l’histoire s’épuise à en chercher, et qu’aulieu de faux calcul, il y a tout simplement défaut de calcul.