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LIVRE XXXV.
Juillet 1809.
Renvoi des ca-dres des qua-trièmes batail-lons à la fron-tière, pour ychercher les con-scrits déjàformés.
après la rentrée dans les rangs des petits blessés , qualifica-tion réservée à tous ceux dont on espérait la guérison soustrois ou quatre semaines. 11 donna de nouveaux ordres pourajouter au moins 50 mille hommes aux 30 mille qui lui arri-vaient, ce qui devait porter à 250 mille Français, et à 50mille alliés, l’armée agissante au centre de la monarchieautrichienne. C’était une force double de celle que pouvaitréunir l’Autriche, dans l’hypothèse la plus favorable. Poury parvenir Napoléon imagina un moyen singulièrement pro-pre à faciliter le recrutement des corps. A l’armée, par suitedes pertes, les cadres étaient loin d’être remplis, tandis quedans les dépôts il y avait abondance de conscrits, au delàmême de ce que les cadres pouvaient contenir, de manièreque, très-ordinairement, on manquait de soldats à l’extérieur,et de cadres dans l’intérieur. Napoléon fit verser tous lessoldats de la division Puthod, qui comprenait les quatrièmesbataillons du corps du maréchal Davout, dans les trois pre-miers bataillons de ce corps, ce qui devait les reporter à uneffectif considérable, surtout après la rentrée des petits bles-sés. Il en fit de même pour l’ancienne division Barbou del’armée d’Italie, laquelle contenait les troisièmes et quatrièmesbataillons du corps de Marmont. Elle eut ordre de verser sessoldats dans le corps du général Marmont, qui se trouva re-porté de même à une effectif très-élevé. Les quatrièmes ba-taillons composant le corps du général Oudinot appartenaientà plusieurs des régiments du maréchal Masséna. Ils fourni-rent leurs soldats à ces régiments, et restèrent vides commeceux des divisions Puthod et Barbou. Après avoir vidé cescadres, par le versement de leurs soldats dans les corps dontils dépendaient, Napoléon les expédia aussitôt sur Strasbourg,afin d’aller y chercher des conscrits tout formés, et revenirensuite prendre rang dans l’armée active. Ils devaient, che-min faisant, rendre un autre service, c’était de conduire àStrasbourg vingt mille prisonniers, qu’on avait déposés dans