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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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pays qu’il venait de conquérir; le maréchal Davout à Brünn, Juillet mpoint vers lequel il se dirigeait; les Saxons entre Marchegg etPresbourg, ligne où ils étaient déjà; le prince Eugène surla Raab, où il avait été victorieux. Le général Grenierdevait aussi occuper la Raab; le général Macdonald, Grâtz etLaybach. Le général Oudinot, avec son corps et la jeunegarde, dut s’établir dans la plaine de Vienne. La vieille gardevint bivouaquer dans la belle résidence de Schœnbrünn.

Comme l'un des avantages de l’armistice était de pouvoiremployer juillet et août à la soumission du Tyrol, les Ba-varois furent reportés en entier vers le Tyrol allemand, tan-dis que les troupes italiennes du prince Eugène marchèrentsur le Tyrol italien. De nouvelles forces furent envoyées dansle Vorarlberg et la Franconie.

Napoléon sachant qu’il avait beaucoup de jeunes soldatsdans les cadres, craignant pour leur santé le séjour des villes,pour leur esprit militaire le repos d’un armistice, ordonna deles camper sous des baraques. La saison, le pays, tout étaitbeau. Levin, la viande, le pain abondaient. Les contribu-tions levées sur les provinces autrichiennes, et payables soiten papier, soit en denrées, étaient un moyen d’acquitter lavaleur de tout ce qu’on prendrait, sans ruiner personne, enpesant seulement sur les finances de l’État. La solde fut miseau courant, et des ateliers furent établis à Vienne, à Lintz, àZnaïm, à Brünn, à Presbourg, à Gràtz, pour confectionnerdes habits, des souliers, du linge, du harnachement, tou-jours en payant les matières premières et la main-d’œuvre.

En un mois l’armée nourrie, vêtue, reposée, instruite, devait ®. <>in * de Na P°-

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reparaître florissante et terrible. Ce n’était pas tout : il fal- rir 'organiser etlait la rendre aussi nombreuse qu’elle serait disciplinée et [^‘rëfois P <Te ! juîubien pourvue. En vertu des ordres qu’il avait expédiés en letetdaout -juin, Napoléon allait recevoir, dès les premiers jours de juil-let, 30 mille hommes de renfort, tous partis déjà de Stras-bourg. C’était plus que les pertes de la campagne, surtout

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