WAGRAM.
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més maréchaux. Des gratifications furent accordées aux corps, i*».et surtout aux blessés. Un acte de sévérité vint se mêler àces actes de gratitude et de munificence. Le maréchal Berna-dotte, qui, par sa faute ou celle de son corps n’avaitpas su garder le poste qui lui était assigné entre WagrametAderklaa, n’en avait pas moins publié un ordre du jouradressé aux Saxons, dans lequel il les remerciait deleur conduite dans les journées des 5 et 6 juillet, et leur at-tribuait pour ainsi dire le gain de la bataille. Cette manièrede distribuer à lui-même et à ses soldats des louanges qu’ilaurait dû attendre de Napoléon, blessa vivement celui-ci,parce qu’elle blessait l’armée tout entière et ses chefs. Napo-léon rédigea, pour l’en punir, un ordre du jour des plus sé-vères, qui fut communiqué circulairement aux maréchauxseuls, mais qui était suffisant pour réprimer un tel emporte-ment de vanité, car adressé à des rivaux il n’était pas pro-bable qu’il restât secret Enfin Napoléon alla lui-même vi-
1 ORDRE DU JOUR.
»Schœnhrunn, le 5 août 1809.
»S. M. témoigne son mécontentement au maréchal prince de Ponte-Corvopour son ordre du jour daté de Léopoidau, le 7 juillet, qui a été inséré àune même époqne dans presque tous les journaux les termes suivants:
» Saxons, dans la journée du 5 juillet, 7 à 8 mille d’entre vous ont percé» le centre de l’armée ennemie et se sont portés à Deutsch-Wagram, malgré» les efforts de 40 mille hommes soutenus par cinquante bouches à feu. Vous» avez combattu jusqu’à minuit et bivouaqué au milieu des lignes autrichien-» nés. Le 6, dès la pointe du jour, vous avez recommencé le combat avec» la même persévérance et au milieu des ravages de l’artillerie ennemie. Vos» colonnes vivantes sont restées immobiles comme l’airain. Le grand Na-» poléon a vu votre dévouement : il vous compte parmi ses braves.
«Saxons, la fortune d’un soldat consiste à remplir ses devoirs; vous avez» dignement fait le vôtre.
Au bivouac de Léopoidau, le 7 juillet 1809.
Le maréchal d'empire commandant le 9“ corps,
» Signé : J. Bernadottb. »
» Indépendamment de ce que S. M. commande son armée en personne,c’est à elle seule qu’il appartient de distribuer le degré de gloire que chacunmérite.