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LIVRE XXXV.
Juillet 1809.
Réunion des plé-nipotentiaires àAltenbourg, pourla négociation dela paix.
siter ses camps de la Haute-Autriche, de la Moravie et de laHongrie, sachant que par cette vigilance menaçante il assu-rait mieux la conclusion de la paix, que par tous les effortsde ses négociateurs. La ville d'AItenbourg venait d’étre dé-signée pour les réunir. C’est ainsi que cet infatigable génie
» S. M. doit le succès de ses armes aux troupes françaises et non à aucunétranger. L’ordre du jour du prince de Ponte-Corvo, tendant à donner defausses prétentions à des troupes au moins médiocres, est contraire à lavérité, à la politique, à l’honneur national. S. M. doit le succès de sesarmes aux maréchaux duc de Rivoli et Oudinot, qui ont percé le centre del’ennemi en même temps que le duc d’Auerstaedt le tournait par sa gauche.
» Le village de Deutsch-W’agram n’a pas été en notre pouvoir dans la jour-née du 5. Ce village a été pris; mais il ne l’a été que le 6 , à midi, par lecorps du maréchal Oudinot.
» Le corps du prince de Ponte-Corvo n’est pas resté immobile comme l’ai-rain. Il a battu le premier en retraite. S. M. a été obligée de le faire cou-vrir par le corps du vice-roi, par les divisions Broussicr et Lamarque com-mandées par le maréchal Macdonald, par la division de grosse cavalerie auxordres du général Nansouty, et par une partie de la cavalerie de la garde.C’est à ce maréchal et à ces troupes qu’est dû l’éloge que le prince de Ponte-Corvo s'attribue.
» S. M. désire que ce témoignage de son mécontentement serve d’exemplepour qu’aucun maréchal ne s’attribue la gloire qui appartient aux autres. S.M., cependant, ordonne que le présent ordre du jour, qui pourrait affligerl’armée saxonne, quoique les soldats sachent bien qu'ils ne méritent pas leséloges qu’on leur donne, restera secret et sera seulement envoyé aux maré-chaux commandant les corps d’armée et au ministre secrétaire d'Etat.»
Au major général.
»Schœnbrunn. le 5 août 1809.
«Vous trouverez ci-joint un ordre du jour que vous enverrez aux maré-chaux, en leur faisant connaître que c’est pour eux seuls. Vous ne l’enverrezpas au général Reynier. Vohs l’enverrez aux deux ministres de la guerre.Vous l'enverrez également au roi de Westphalie.
«NapoliSon.»
Au ministre de la guerre.
sSr.hœnbrünn, le 29 juillet 1809.
» Si vous avez occasion de voir le prince de Ponte-Corvo, témoignez-luimon mécontentement du ridicule ordre du jour qu’il a fait imprimer danstous les journaux, d’autant plus déplacé qu’il m'a porté pendant toute la