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LIVRE XXXVII.
s*pt. lac», l’empereur François. Le czar déclarait qu’il ne voulait pasavoir un plénipotentiaire à Altenbourg, qu’il abandonnait laconduite de la négociation à la France seule, ce qui laissait laRussie libre d’en accepter ou d’en refuser le résultat, mais cequi laissait aussi l’Autriche sans appui. 11 conseillait à l’em-pereur François les plus prompts sacrifices, à l’empereur Na-poléon la modération ; et il ne demandait formellement à cedernier que de ne pas lui créer une Pologne, sous le nom degrand-duché de Varsovie. Moyennant qu’il ne commit pascette infraction à l’alliance, Napoléon pouvait évidemment fairetout ce qu’il voudrait. 11 ressortait même du langage russeque les prétentions de Napoléon en Allemagne et en Italieseraient vues de meilleur œil que ses prétentions en Gallicie.Dans un tel état de choses les Autrichiens devaient se résignerà traiter. En ce moment M. de Stadion avait été rappeléauprès de l’empereur pour lui donner un dernier conseil, etavec lui avaient été mandés les principaux personnages del’armée autrichienne, tels que le prince Jean de Liechtenstein,M. de Bubna, et autres, pour dire leur avis sur les ressourcesqui restaient à la monarchie, et au besoin pour aller en missionauprès de Napoléon. Tous ces personnages étaient tombésd’accord qu’il fallait faire la paix, que la prolongation de laguerre, bien que possible avec les ressources qu’on préparait,serait trop périlleuse, qu’on ne devait rien attendre, ni del’expédition de Walcheren, ni de l’intervention de la Russie,qu’il fallait donc se résigner à des sacrifices, moindres toute-fois que ceux réclamés par Napoléon. Parmi ces mêmeshommes, les uns rivaux de M. de Metternich, comme M. deStadion, les autres enclins en qualité des militaires à raillerles diplomates, à les juger lents, formalistes, fatigants, on semontrait porté à croire que c’était la légation autrichiennequi menait mal la négociation, qu’elle perdait un temps pré-cieux , qu’elle devait finir par indisposer et irriter Napoléon,qu’un militaire allant s’ouvrir franchement à lui, avec une