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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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de M. de Bubna 1 , il fit a celui-ci un superbe cadeau , et le Sept. isoo.renvoya séduit, reconnaissant, et disposé à plaider à Dotis lacause de la paix, de la paix immédiate, au prix de sacrificesplus grands que ceux auxquels on était décidé d’abord.

Il fallait repasser à Altenbourg pour se rendre àDotis. M. de Retour deM. deBubna, qui par métier était du parti des militaires et non desdiplomates, raconta à Altenbourg la partie de son entretienqui concernait lesdeux légations , et les railleries que Napo-léon s’était permises à l’égard de l’une et de l’autre , ce quiaffligea la légation autrichienne, et persuada davantage encoreà Dotis qu’il fallait se passer des diplomates, et continuer àse servir de l’entremise des militaires.

M. de Bubna s’attacha fort à rassurer l’empereur François RapportdeM.de

Bubna à Tempe-

sur les intentions de Napoléon, sur son désir d’évacuer l’Au- «urFrançois,triche et Vienne en particulier, dès que la paix serait signée.

Il ne lui parla de ce qui concernait un changement de règnequ’avec les ménagements que comportait une telle proposi-tion, et comme d’une offre peu sérieuse, à laquelle il ne fallaitpas attacher d’importance. Quant aux nouvelles conditionsobtenues de Napoléon, il ne lui fut pas facile de les faire agréer,car la légation d’Altenbourg s’efforcait de les montrer commedésastreuses, et d’ailleurs l’empereur François, entretenu parceux qui l’entouraient dans de continuelles illusions, ne pou-vait se figurer qu’il fallût, pour avoir la paix, abandonnerencore ses plus belles provinces, notamment les ports de l’Adria-tique, seul point par lequel le territoire autrichien touchât àla mer. Ce prince s’était habitué à l’idée qu’avec Salzbourg,la portion de la Gallicie détachée le plus récemment de laPologne, il pourrait solder les frais de la guerre, que tout au Retour de m. deplus faudrait-il y ajouter quelque argent: il s’était, disons- demande' e d U ne

1 Cette circonstance familière, qui ne serait pas digne de l'histoire, si ellene peignait le caractère de Napoléon et son entretien mêlé de ruse, d’en-trainement, de séduction, est rapporté par M. de Bubna lui-même.tom. XI. ,J 4