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LIVRE XXXVII.
Sept. 1809.
nouvelle réduc-tion des préten-tions ae laFrance.
Irritation deJSa-poléon à la nou-velle arrivée deM. de Bubna.
nous, tellement habitué à l’idée que ce serait là le pis dessacrifices à subir qu’il ne pouvait apprécier beaucoup ce quelui apportait M. de Bubna. Pourtant il devenait indispensablede prendre un parti, de céder ou de combattre, et il fut résoluque M. de Bubna retournerait auprès de Napoléon, avec unenouvelle lettre de l’empereur d’Autriche, pour le remercier deses dispositions pacifiques, mais lui dire que les concessionsqu’il avait faites étaient presque nulles , et lui en demanderd’autres, afin de rendre la paix possible.
C’était lé 15 septembre que M. de Bubna était retourné àDotis; il revint le 21 à Schœnbrunn, avec la nouvelle lettrede l’empereur François. Napoléon en la recevant ne put sedéfendre d’un vif mouvement d’impatience, s’emporta contreceux qui peignaient ;à l’empereur François l’état des chosesd’une manière si complètement inexacte, et dit que les unset les autres ne savaient pas même la géographie de l’Au-triche. — Je n’avais pas encore renoncé, dit-il, à la base deVuti-possidetis, et j’y ai renoncé sur le désir de votre empe-reur! j’avais réclamé 400 mille âmes de population en Bohême,et j’ai cessé de les exiger! je voulais 800 mille âmes dans laHaute-Autriche, et je me contente de 400 mille! j’avais de-mandé 1,400,000 âmes dans la Carinlhie et la Carniole, etj’abandonne Clagenfurth, ce qui est encore un sacrifice de200 mille âmes! Je restitue donc une population d’un millionde sujets à votre maître, et il dit que je ne lui ai rien concédé !Je n’ai gardé que ce qui m’est nécessaire pour écarter l’enne-mi de Passau et de l’Inn, ce qui m’est nécessaire pour établirune contiguïté de territoire entre l’Italie et la Dalmatie, etpourtant on lui dit que je ne me suis départi d’aucune de mesprétentions! et c’est ainsi qu’on représente toutes choses àl’empereur François, c’est ainsi qu’on l’éclaire sur mes inten-tions l En l’abusant de la sorte on l’a conduit à la guerre, eton le mènera définitivement à sa perte ! — Napoléon retintM. de Bubna fort lard auprès de lui, et sous l’empire des